Reda Wardi a regretté le trou d’air des Rochelais en première mi-temps mais retient le point de bonus défensif en guide de satisfaction. Le pilier gauche a également évoqué sa situation contractuelle, lui qui est courtisé par Montpellier…

Reda, vous étiez de proche de réaliser une incroyable remontée. En quoi est-ce frustrant ?

On a eu un petit trou d’air en première mi-temps, et je pense qu’on le paye cher sur la fin du match. On n’a quand même pas lâché collectivement. On repart avec ce petit point. On va s’accrocher à ça et s’appuyer dessus la semaine prochaine avec la réception de Lyon.

Quelle était l’ambiance dans les vestiaires à l’issue de cette défaite à Clermont ?

On était relativement déçus, surtout par rapport à la semaine dernière, de finir la campagne européenne de cette manière-là. Après, on savait que Clermont allait bien se préparer et qu’ils allaient nous attendre sur ce match. On récupère un point, donc on va garder ce positif pour la suite de la saison. Et surtout, la semaine prochaine, on a une grosse réception. Il faut rester très positifs, car si on se met la tête à l’envers, ça va vite devenir négatif, et ce n’est pas le but. On garde donc le positif.  On a tous des ambitions, personnelles comme collectives. Dire qu’on va lâcher en janvier, c’est impossible. On veut aspirer à mieux, à gagner des titres. On ne connaît pas l’avenir de certains dans le groupe, mais on veut se battre jusqu’au bout pour ne pas avoir de regrets à la fin de la saison. Pour le moment, on pense uniquement à tout donner pour le club et à respecter le maillot qu’on porte, ainsi que les supporters qui sont à fond derrière nous.

Après la grosse désillusion de la semaine dernière, vous auriez pu vous effondrer, notamment à 32-10…

C’est sûr, mais je pense que pas mal de gens nous connaissent : on n’est pas du genre à lâcher. Même quand c’est difficile, on retrouve les ressources pour se mobiliser, comme sur ce match. À un moment, on était menés de 20 points et collectivement, on s’est dit qu’on ne pouvait pas lâcher, car on est un bon groupe de frères, je dirais. On ne peut pas lâcher, même dans les moments durs.

Vous avez perdu Uini Atonio dès l’échauffement, cela vous a-t-il déstabilisé ?

On avait ramené tous les droitiers du club ce soir, au cas où, parce que Uini avait pris un coup la semaine dernière. On savait que s’il ne se sentait pas, d’autres pouvaient prendre sa place. On a de très bons joueurs à ce poste.

Vous avez un wagon de blessés, vous en avez rajouté encore ce dimanche, et pourtant vous finissez fort le match. Où trouvez-vous cette ressource ?

Il y a la volonté du staff et des joueurs, depuis le début de l’année, de se dire qu’on est un grand groupe de 42 joueurs. Tout le monde bosse bien depuis le début. Quand l’un sort, un autre doit prendre sa place et rester au même niveau. Quand c’est le cas, c’est une satisfaction et une récompense pour le travail fourni chaque semaine.

Oscar Jegou et Davit Niniashvili ont d’ailleurs fait d’énormes rentrées…

Oscar apporte beaucoup de dynamisme dans le jeu, il sait très bien jouer après lui. C’est pareil pour « Nini », qui apporte énormément de vitesse. Ce sont deux super joueurs qui ne lâchent rien. Quand ils rentrent, ils apportent énormément d’énergie au groupe.

On vous annonce du côté de Montpellier la saison prochaine, quelle est votre situation ?

Je n’ai pas envie de communiquer là-dessus. Si cela doit se faire, cela se dira à un moment donné. Pour l’instant, je veux me concentrer sur mon club, celui qui m’a permis d’atteindre le plus haut niveau et qui m’a donné ma chance.