Confrontées aux sanctions internationales, les compagnies russes n’ont plus de pièces pour entretenir leurs Airbus et autres Boeing.

Publié le 26/01/2026 14:31

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Un Tupolev 214 (illustration). (SERGEI CHIRIKOV / EPA)

Un Tupolev 214 (illustration). (SERGEI CHIRIKOV / EPA)

Après quasiment quatre années de guerre et des sanctions internationales qui s’enchaînent, la Russie est-elle toujours capable de faire voler des avions en toute sécurité ? Les compagnies aériennes nationales ont de plus en plus de mal à entretenir leurs Airbus et autres Boeing en raison, notamment, de l’embargo sur les pièces détachées. Elles n’ont plus le droit d’envoyer les appareils en révision chez le constructeur et ne peuvent donc plus acheter de pièces de rechange.

Alors, les compagnies aériennes vont refaire voler de vieux appareils, conçus sous l’URSS, pour faire face à l’augmentation du trafic passager. Depuis bientôt quatre ans maintenant, elles bricolent en achetant des pièces d’occasion ou en cannibalisant certains appareils cloués au sol qui sont démontés petit à petit pour récupérer des pièces détachées. Mais le système a ses limites et la Russie manque d’avions maintenant. Vladimir Poutine avait pourtant lancé en 2022 un ambitieux programme de construction d’avions 100% russes, mais les programmes sont sans cesse retardés. Conséquence : le pays fait donc du neuf avec du vieux.

Ainsi, le groupe Rostec a récupéré des Tupolev 214 et des Iliouchine 96 mis au rancart. Ces avions qui ont parfois plus de 30 ans, ont été conçus à l’époque soviétique. Ils n’étaient plus exploités, trop chers et trop polluants. Une douzaine d’entre eux, modernisés, vont être livrés cette année. Rostec va également remettre en état des vieux Boeing 747 dont les pièces détachées, elles, sont faciles à trouver.