• Dans un communiqué publié ce lundi, l’agence de notation Moody’s estime que la France n’arrivera pas à atteindre son objectif de déficit de 5% en 2026.
  • Elle prédit plutôt un déficit de 5,2% du PIB.
  • Elle s’inquiète par ailleurs de la situation politique tendue de la France.

Elle ne croit pas aux prévisions du gouvernement. L’agence de notation Moody’s a indiqué ce lundi 26 janvier prévoir en 2026 un déficit public de 5,2% du PIB pour la France, plus élevé que la prévision du gouvernement qui table sur 5%. « L’objectif de déficit de 5,0% est légèrement inférieur à notre prévision d’un déficit atteignant 5,2% en 2026 », écrit Moody’s Ratings dans un commentaire. 

« La réduction du déficit en 2026 reposera essentiellement sur une augmentation des recettes », relève Moody’s. De leur côté, « les dépenses devraient augmenter dans une mesure supérieure à celle prévue dans le projet de loi de finances du gouvernement, même si leur taux de croissance réelle devrait s’avérer légèrement inférieur à celui du PIB en 2026 », ajoute cette agence.

« Perspective négative »

Moody’s note la dette souveraine de la France Aa3, avec une « perspective négative ». L’agence s’inquiète en effet d’une situation politique tendue, peu favorable à une réduction de la dépense publique qui, selon elle, ferait de la France un emprunteur plus fiable.

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L’Assemblée nationale, où le gouvernement de Sébastien Lecornu ne dispose pas de majorité, n’est pas parvenue à voter le budget 2026 avant la fin de l’année 2025. L’exécutif s’est finalement résolu à utiliser l’article 49.3 pour faire passer le texte sans vote. « Le vote du budget 2027 aura lieu moins de six mois avant l’élection présidentielle française prévue au printemps de la même année, ce qui risque de durcir les positions de négociation des partis et de compliquer davantage l’obtention d’un accord entre les blocs », commente-t-elle.

J.F. avec AFP