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Qu’en est-il de la santé mentale de Trump ? Lors d’un de ses derniers discours, il a confondu l’Islande et le Groenland…Loop
Salut Loop. Elle pose question, c’est vrai. Officiellement tout va bien, d’après les communications officielles en tout cas. Difficile de rentrer dans la tête de Donald Trump – est-ce même souhaitable ? – mais force est de constater qu’il est le champion des approximations : la confusion Islande-Groënland n’est que le dernier exemple d’une très longue liste, et depuis longtemps. L’âge (79 ans) est peut-être en cause, mais l’explication tient plus au fait qu’il n’a jamais été un homme de dossier, qu’il ne s’embarrasse pas de détails dont il n’a que faire. Cela n’en fait pas pour autant quelqu’un de dérangé. Ce serait trop simple ! Trump déroule un projet politique cohérent, celui d’une révolution conservatrice majeure. Et d’une méthode, brutale, celle du bras de fer permanent. C’est donc un sujet politique plus que psychique. C’est vrai que ses discours laissent pantois, décousus, narcissiques, presque enfantins. Tout est hyperbolique dans ses phrases (jamais l’Amérique n’a été aussi puissante, tout ce qu’il fait est « fantastique ») et, depuis sa réélection et plus encore, depuis le spectaculaire enlèvement du président du Venezuela, il semble encore moins « retenu ». On entend beaucoup le mot « hubris », c’est-à-dire une volonté de puissance sans limite. À mon sens, c’est la clé de la démesure de ce personnage qui, quoi qu’on en pense, est une « bête politique » fascinante, incroyablement intuitive et douée. Et, aux yeux de beaucoup, dangereuse.
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Trump se moque souvent d’Emmanuel Macron. Pourquoi à votre avis ? Est-ce parce qu’il est le seul qui réagit aux propos outranciers du Président Américain ?Terence
Il y a donc un différend politique de plus en plus important, et Macron a choisi d’incarner – comme Mark Carney, le Premier ministre canadien, une forme d’opposition «fraternelle», si on peut l’appeler comme ça quand de vieux compagnons de route ne sont plus d’accord.
Il y a ensuite la relation humaine entre les deux hommes qui sont entrés en fonction en même temps, en 2017 (Trump en janvier, Macron en mai). Macron a tout de suite compris que Trump décidant de tout, et sa vanité étant ce qu’elle est, il fallait entretenir une relation personnelle avec lui, et le soigner particulièrement. Il l’a invité pour le 14 juillet, lui en a mis « plein les yeux », Trump a adoré, voulu lui aussi un « 14 juillet ». En fin d’année dernière, il l’a invité en guest-star à la réouverture de Notre Dame. Je pense que Trump a été séduit par l’opération charme déployée par un président très jeune, très « allant », un winner comme il les aime. Maintenant que Macron est fragilisé et en fin de mandat, l’Américain aurait tendance à le ranger dans la catégorie « looser ». Il y a toujours entre eux quelque chose qui relève de l’affection (Trump dit qu’il n’a aucun problème avec « IMANUEL ») mais il s’est moqué plusieurs fois de lui récemment. Allant même jusqu’à dire que « plus personne ne voulait de lui ». Mon petit sentiment, c’est que Trump a été séduit, mais qu’il est désormais agacé, parce que Macron s’oppose, mais aussi parce qu’il a tendance à donner des leçons. C’est un reproche souvent fait aux Français d’ailleurs !
Wahsington (Etats-Unis), le 18 août 2025. Donald Trump discute avec Emmanuel Macron et d’autres leaders européens sur la guerre en Ukraine lors d’une grande réunion à la Maison Blanche (Photo Reuters/Al Drago)Vos questions, nos réponses
Bonjour. Peut-on penser que si les midterms sont une défaite pour son camp et lui, est-ce que Trump en reconnaîtra quand même les résultats ? Mais surtout, en cas de défaite, pourra-t-il être bloqué dans ses projets problématiques comme le Groeland, Cuba, frais de douanes, ICE ? Car je n’ai jamais compris comment il a pu intervenir au Venezuela, un pays indépendant, c’est comme s’il faisait pareil au Brésil, Argentine, même en France ? Très inquiétant, non ?Albator15
Bonjour Albator, joli pseudo qui évoque un héros de dessin animé qui m’était très cher ! Vous pointez là quelque chose d’essentiel : les midterms, c’est l’épreuve politique majeure pour un président en exercice. A mi mandat, les électeurs qui désignent leurs représentants au Congrès disent en gros « stop ou encore ». Soit le président se voit confirmer sa politique, soit les Américains décident de l’entraver… ce qui arrive le plus souvent. Vu la guerre culturelle que Donald Trump a décidé de mener lors de son second et dernier mandat, il est à craindre qu’il ne joue pas le jeu démocratique, acceptant le verdict des urnes qui lui serait défavorable, et l’empêcherait de gouverner à sa guise. Ce n’est clairement pas les signes qu’il a montrés depuis un an. Aussi fou que cela puisse paraître, les États-Unis sont au pied d’un moment de bascule impensable jusqu’à présent dans « la plus solide démocratie du monde », et la plus ancienne. l’homme le plus puissant du pays reconnaîtra-t-il les résultats du vote au Congrès ? Rien n’est moins sûr, d’autant qu’il y a un sérieux précédent : il n’a pas accepté sa défaite en 2020, accusant son adversaire, Joe Biden, d’avoir triché.
Je vois deux risques majeurs, pointés par des élus démocrates et une batterie d’experts très inquiets :
1) Des manœuvres électorales avant les midterms pour avoir plus de chances de gagner
2) Celui de ne pas accepter une possible défaite. Que se passera-t-il alors ? Les mots sont souvent galvaudés, mais je crois que ces élections, en novembre, peuvent faire basculer les États-Unis dans un cauchemar politique dont on ne mesure pas encore les conséquences. C’est vertigineux. Les mois qui viennent vont être extrêmement tendus
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Bonjour, pourquoi n’entend-on pas plus les démocrates ? On a enfin eu un post d’Obama et Clinton, suite au nouveau décès a Minneapolis mais c’est peu, non ?Skow
Hello Skow. C’est une question qui défie l’entendement. Ils n’arrivent pas à se dresser unanimement face à Trump… parce qu‘ils sont eux-mêmes divisés. Mais surtout sidérés depuis la victoire de Trump en novembre 2024, qui a mis le camp progressiste à terre. Depuis, on en est là aux États-Unis : Trump, qui s’est senti pousser des ailes par sa victoire nette et sans bavure (mais plus serrée qu’on ne le croit), dopé par son retour et la toute-puissance que ce come-back lui confère, fonce avec un projet mûrement préparé. Ce n’est plus le Trump de 2016 pris de court par sa victoire, qui débarque à la Maison blanche flanqué de personnalités qui l’encadrent, voire l’empêchent. Il a, depuis un an, les mains libres, il s’est entouré de fidèles, et mène la danse à un tel rythme que les démocrates ne peuvent pas suivre. Il y a bien quelques exceptions, notamment Tim Walz, le gouverneur du Minnesota (l’État de Minneapolis) et surtout Gavin Newsom, le gouverneur de la puissante et richissime Californie, qui appelle à « frapper Trump au visage », c’est-à-dire à s’opposer fermement, sans avoir peur, en rendant coup pour coup.
Steve Bannon, l’ancien stratège de Trump lors du premier mandat, et figure intellectuelle du mouvement Maga, a eu cette formule pour résumer trivialement la méthode trumpienne : « flood the zone with shit » littéralement inonder de m… la zone. Comprendre : saturer l’espace médiatique, ne pas laisser le camp d’en face dicter l’agenda politique, multiplier les sorties, les sujets, les oukazes… et faire en sorte que chaque nouvelle provocation banalise la précédente. C’est ainsi que les adversaires peuvent, de guerre lasse, jeter l’éponge. Cela radicalisera en revanche les plus à gauche sur l’échiquier politique… amenant les plus modérés à choisir le camp républicain parce que la « gauche woke » leur fait encore plus peur. Nul ne peut dire jusqu’où cette mécanique infernale de polarisation ira. Ou si les démocrates auront un sursaut. Les élections de mi-mandat, en novembre, seront un grand moment de vérité.
Davos (Suisse), le 22 janvier 2026. Le gouverneur de la richissime Californie, le démocrate Gavin Newsom, appelle « à frapper Trump au visage » c’est-à-dire à rendre coup pour coup (Photo Reuters/Denis Balibouse)Vos questions, nos réponses
Est-ce que les démocrates s’ils deviennent majoritaires aux deux chambres aux élections de mi-mandat peuvent déclencher l’impeachment contre Trump et le gagner ?Frédéric
Bonjour Frédéric. « Déclencher » l’impeachment, oui. Le « gagner », c’est une autre affaire. D’abord, il faut que la motion d’impeachment soit adoptée par une majorité simple à la Chambre des représentants. Un procès va alors s’ouvrir devant le Sénat. Et là, il faudra que la majorité aux deux tiers des sénateurs juge Donald Trump coupable. Un tel score ne serait rendu possible qu’avec des votes de sénateurs républicains en faveur de la procédure. À moins que les démocrates ne raflent tout lors des élections de mi-mandat, ce qui est loin d’être fait…
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Bonjour. Est-il possible que Donald Trump laisse la situation nationale pourrir, dans le Minnesota notamment, laisse l’ICE multiplier les exactions pour pouvoir déclarer une sorte d’état d’urgence et ainsi confisquer les élections de mi-mandat ?emilie94
Bonjour Émilie. Votre question est parfaitement bien sentie. Le 16 janvier dernier, alors que les manifestations contre ICE, la police de l’immigration aux USA, persistaient à Minneapolis, Donald Trump a menacé d’invoquer la loi sur l’insurrection, qui lui permet d’utiliser l’armée comme force de police. Stephen Miller, le conseiller à la sécurité intérieure des États-Unis, pousse dans ce sens. Le président n’a pas encore appuyé sur le bouton rouge mais c’est un scénario à envisager.
Pour ce qui est des élections de mi-mandat : oui, aux États-Unis, on commence à se demander dans quelles conditions vont se tenir les « midterms ». Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en civilisation américaine et spécialiste de la rhétorique présidentielle, nous le confiait hier dans une interview que je vous invite à lire. Je vais vous donner un exemple assez parlant. Dans la foulée de la mort d’Alex Pretti, Pam Bondi, la procureure générale des États-Unis, a demandé au gouverneur du Minnesota l’accès aux listes électorales pour « contribuer au rétablissement de l’ordre public ». « Il y a une volonté de vouloir contrôler les élections » par Trump et ses alliés, en conclut Jérôme Viala-Gaudefroy dans notre entretien.
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Bonjour, comment expliquer la prise de distance de MBS vis-à-vis de l’Amérique trumpienne ? On dirait que MBS s’est rapproché un peu de l’Iran…Dadalni
Bonjour Dadalni. Je ne sais pas si on peut parler de prise de distance de la part de Mohammed ben Salmane. Le prince héritier d’Arabie saoudite ne veut pas d’un conflit élargi au Moyen-Orient et surveille d’un œil très inquiet la situation en Iran. Alors que le président américain s’apprêtait à frapper Téhéran, « MBS » a décroché son téléphone pour l’en dissuader. Et ça a fonctionné : Trump a finalement renoncé à appuyer sur le bouton rouge, preuve qu’il tient à ses relations avec l’Arabie saoudite. Sur cette séquence, les deux hommes se sont plutôt comportés comme des alliés stratégiques.
Ryad (Arabie Saoudite), le 13 mai 2025. Le President Donald Trump et le Prince héritier Mohammed Ben Salmane lors d’un entretien bilatéral. (Photo Reuters/Brian Snyder)Vos questions, nos réponses
Est-ce que les USA vont faire une opération militaire en Iran, avec ou sans les Israéliens ? Plusieurs événements récents laissent penser que oui (flotte USA en approche…). Merciromain24
Hello Romain. C’est la question que je me pose aussi, avec insistance. Comme de nombreux experts. La réponse est dans la tête de Trump… et encore, peut-être n’a-t-il pas décidé encore. Voilà déjà le contexte (pardon par avance pour ma longue réponse) : les Iraniens déclenchent fin décembre un mouvement de colère économique qui tourne rapidement au rejet du régime des mollahs. Lequel n’a presque plus de soutien en Iran : liberticide, corrompu et tout simplement nul pour gérer les affaires du pays (les idéologues tiennent les postes clés, pas les gens compétents). Le régime écrase la fronde dans le sang le 8 janvier, après avoir coupé internet. Juste avant, Trump a encouragé les manifestants, promis que les États-Unis « étaient en route ». Mais il n’a pas frappé. En avait-il l’intention ? Mystère.
Il aurait été dissuadé de frapper militairement le régime ennemi (qui a fait des USA le grand Satan depuis 1979) parce que l’objectif stratégique n’était pas clair. Provoquer la chute du régime théocratique ou pas ? Pour le faire tomber, il aurait fallu le frapper encore et encore, avec le risque certain que l’Iran ne réplique en envoyant ses pluies de missiles sur Israël (qui a fait savoir à Washington que ce n’était pas le bon moment) ou cibler les intérêts américains dans la région (bases militaires) ou ceux de ses alliés (les pays arabes du Golfe craignaient par-dessus tout un embrasement qui aurait généré la fermeture du détroit d’Ormuz et ainsi bloquer le commerce du pétrole).
Pour toutes ces raisons, Trump a retenu son bras. Les contestataires ont été massacrés : on parle de près de 30 000 morts… On sait que plusieurs navires, dont un porte avion, l’USS Abraham Lincoln, plusieurs destroyers est en route… Une petite « armada » qui a quitté la mer de Chine pour le Golfe persique. Les experts que j’ai interrogés ne croient pas à des frappes immédiates, pour les raisons évoquées un peu plus haut. Pour provoquer la mort du régime, il faudra frapper longtemps, beaucoup. Trump déteste prendre le risque de s’embourber, ce n’est d’ailleurs pas un adepte (contrairement au président Bush jr., en Irak ou Afghanistan) du changement de régime. Et le risque de représailles iraniennes menace toujours l’État hébreu. Une autre hypothèse paraît aujourd’hui tenir la corde : encercler l’Iran, faire peser une telle menace sur le régime iranien qu’il finira soit par vouloir négocier (sur le nucléaire militaire par exemple, ou sur son programme de missiles balistiques qui inquiète beaucoup Israël) ou qu’il s’effondrera de l’intérieur, par exemple quand les banques iraniennes, étranglées, seront incapables de fonctionner, ou que le gouvernement ne parviendra plus à payer ses fonctionnaires ou ses miliciens. Et alors, les États-Unis, aidés d’Israël, porteront ce que les spécialistes appellent le « coup de grâce », en frappant les casernes ou les centres de commandement du régime…
Comme vous le voyez Romain, la suite est très incertaine. Une chose à avoir en tête : les Américains disposent d’une puissance militaire exceptionnelle, ils ont un allié militaire fort et très renseigné sur l’Iran (Israël), des partenaires stratégiques (Arabie saoudite, Émirats, Turquie…)… Ne manque que l’occasion de porter le fer, et faire disparaître un régime unanimement honni. Trump gagnerait là ses galons de nobélisable, ce qui ne sera pas pour lui déplaire.
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Des soldats français peuvent-ils être envoyés au Groenland ?Tania
Bonjour Tania. C’est déjà le cas : quinze militaires français ont été envoyés au Groenland le 15 janvier, aux côtés de soldats britanniques, allemands, suédois, norvégiens, néerlandais finlandais et slovènes. Depuis, la pression est légèrement retombée, puisque Donald Trump a assuré qu’il n’utiliserait pas la force pour s’emparer du Groenland. Difficile donc d’imaginer la France envoyer de nouveaux soldats sur l’île arctique. Pour le moment…
Nuuk, Groenland, le 19 janvier 2026. Des soldats, dont des Français, sont déjà arrivés dans l’île de l’Arctique (Photo MaxPPP)Vos questions, nos réponses
Bonjour, je voudrais savoir si c’est vrai que l’armée américaine va attaquer les cartels au Mexique sans l’accord du gouvernement mexicain ?Alex
Bonjour Alex. Il est toujours compliqué de se projeter avec Donald Trump, impulsif et imprévisible. Le 9 janvier, il a affirmé que les Américains allaient “commencer à frapper la terre ferme” au Mexique, sur les lieux où se trouvent les cartels qu’il cible tant. Trois jours plus tard, la présidente Claudia Sheinbaum, la première femme a occupé ce poste au Mexique, qui a toujours su se montrer coopérative avec le milliardaire en luttant contre le narcotrafic qui gangrène son pays, a assuré avoir eu un “appel constructif” avec Trump. Depuis, la menace plane toujours mais les États-Unis n’interviennent pas. Les Mexicains continuent de coopérer mais refusent de se soumettre.
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Pourquoi Trump veut-il tant le Groenland ? Pour le pétrole ? Pourquoi parle-t-il de sécurité pour le monde ?Liam
Bonjour Liam. En effet, il avait manifesté cette volonté (qui ne date pas de lui, mais c’est une vieille requête américaine) dès son premier mandat, et le martèle à nouveau depuis le mois de décembre 2024, c’est-à-dire avant même son retour à la Maison Blanche. La raison avancée par Donald Trump tient au positionnement stratégique de cette île immense, située à l’interface de l’Amérique du Nord, de l’Europe et du pôle Nord. Détenir le Groenland permettrait à Trump d’affirmer la puissance américaine dans l’Arctique, dont la militarisation s’est considérablement accélérée lors de la dernière décennie. Selon le patron de l’Otan, Mark Rutte, qui reprenait les arguments américains, il s’agit de veiller à ce que « les Chinois et les Russes ne puissent avoir accès économiquement et militairement au Groenland ». Évidemment, il y a comme toujours avec Trump, au-delà du côté stratégique, une volonté de contrôler les ressources de l’île, riche en minerais largement inexploitées. Enfin, le réchauffement climatique (dont Trump nie la réalité) va ouvrir de nouvelles routes commerciales : les contrôler, c’est s’assurer, comme au jeu d’échecs, une place centrale sur l’échiquier mondial de demain.
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Est-ce que Cuba va être ciblée directement par les US ? Quels sont les risques pour Cuba liés aux actions contre le Venezuela ? MerciMaud
Bonjour Maud. Oui, tout laisse à croire que Trump s’apprête à “cibler directement” Cuba. Reste à savoir s’il compte employer la force ou non. Il veut provoquer un changement de régime sur cette île, dirigée par le communiste Miguel Díaz-Canel. Il y a deux semaines, le président américain a pressé son homologue à “accepter un accord”, sans en préciser la nature, “avant qu’il ne soit trop tard”. Trump compte sur son opération militaire réussie au Venezuela pour mettre la pression sur Cuba. Des officiels américains, cités sous couvert d’anonymat par le Wall Street Journal, considèrent le renversement du régime communiste cubain comme l’étape décisive de sa stratégie de sécurité nationale. La pression monte.