DÉCRYPTAGE – Les menaces du président américain poussent les deux partenaires à diversifier leurs marchés. Le sujet sensible de l’agriculture a été exclu pour faciliter les négociations. Le texte comporte un volet sécurité et défense important.

Il a fallu dix-neuf ans pour aboutir. La visite à New Delhi de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du président du Conseil, Antonio Costa, va clore un interminable chapitre avec l’Inde. À l’issue d’un sommet, mardi matin, les deux parties doivent annoncer la fin des négociations sur le libre-échange, dernière étape avant la signature prévue « dans huit à douze mois », selon un diplomate européen. Il faudra peaufiner l’aspect juridique du texte. Viendront ensuite le feu vert des États membres puis la ratification du Parlement européen.

Des deux côtés, on indique que l’accord baissera les droits de douane sur plusieurs produits comme les vins et les alcools européens. Les Indiens pourraient obtenir des concessions sur le textile, les biens électroniques, les produits pharmaceutiques et les diamants. Le gouvernement de Narendra Modi tient absolument à assurer des débouchés pour ces secteurs qui emploient des millions de personnes. Mais il n’y aura pas d’assouplissement…

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Le Figaro

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