La bataille se veut féroce. À Marseille (Bouches-du-Rhône), la campagne pour les élections municipales se fait notamment sur fond de lutte contre le narcotrafic, après une année marquée par les affaires de la DZ Mafia ou encore l’assassinat de Mehdi Kessaci, le frère du militant Amine Kessaci.

Dans ce contexte particulièrement tendu, six candidats s’opposent. Parmi eux, le maire sortant Benoît Payan (divers gauche), mais aussi Franck Allisio (Rassemblement national), Martine Vassal (Les Républicains), Sébastien Delogu (la France insoumise), Erwan Davoux (DVD) et Rémy Bezzali (Lutte ouvrière). Le Parisien fait le point sur le profil de ces différents candidats.

Benoît Payan : l’heure du bilan

Bien qu’il occupe déjà le poste de maire de Marseille, Benoît Payan participe à sa première élection pour devenir l’édile de la cité phocéenne. En 2020, les Marseillaises et les Marseillais avaient élu Michèle Rubirola, qui avait démissionné quelques mois après le scrutin, cédant sa place à Benoît Payan. Figure du Printemps marseillais, l’élu devra cette fois défendre le bilan d’une équipe municipale confrontée à la violence et au narcotrafic.

Franck Allisio : la percée du RN

Sur les mêmes problématiques de sécurité, Benoît Payan est concurrencé par le programme du Rassemblement national (RN) et de son candidat Franck Allisio. Le député RN des Bouches-du-Rhône veut également faire de Marseille « l’autre capitale économique de la France ».

Martine Vassal : des affinités ambiguës

Présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence et ancienne adjointe au maire Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal est la candidate de la droite et du centre. Distancée par Benoît Payan et Franck Allisio dans les sondages, Martine Vassal est accusée d’entretenir une forme d’ambiguïté sur une possible alliance avec le RN au second tour.

Sébastien Delogu : roi de la polémique

Pour l’heure, l’antenne marseillaise de la France insoumise (LFI) a fait le choix de ne pas se rallier à Benoît Payan et présente la candidature de Sébastien Delogu. Comme à son habitude, le parlementaire fait une campagne jonchée de polémiques. Début décembre, il s’est notamment attiré les foudres de certains adversaires en déclarant « la police tue », lors d’un meeting de campagne.

Erwan Davoux : l’ennemi de Vassal

Soutenu par la conseillère départementale Nora Preziosi, Erwan Davoux est quant à lui le candidat divers droite. Ex-directeur des relations internationales du département des Bouches-du-Rhône, il est à l’origine du déclenchement de l’enquête pour détournement de fonds publics visant Martine Vassal. Il est lui aussi visé par une plainte de son ancien employeur.

Rémy Bazzali : l’enfant des quartiers nord

Au-delà de Benoît Payan et Sébastien Delogu, la gauche compte aussi la candidature de Rémy Bezzali, qui porte l’étiquette de Lutte ouvrière. Fils d’un père docker et d’une mère femme de ménage, cet enfant des quartiers nord de Marseille est aujourd’hui ouvrier dans l’aéronautique. Avec sa candidature, il entend débarrasser Marseille de « l’exploitation » et des « trafics en tous genres ».