Défaite à Bourg-en-Bresse – ce qui n’a rien d’infamant – ; blessures de Phlandrous Fleming et de Stéphane Gombauld ; le Sluc a vécu un sale dimanche. Les Couguars pouvaient-ils faire plus et mieux ? Oui, ils l’ont prouvé lors d’une intense séquence où ils reprirent la main en infligeant un 17-3 aux Burgiens pour revenir à égalité (54-54). Non, compte tenu des circonstances.
Blessures de Phlandrous Fleming et de Stéphane Gombauld, adresse extérieure enfuie (6/23 à trois points dont 1/8 pour Landers Nolley, loin de son d’artifice de la semaine précédente), gâchis aux lancers francs (19/30), un défaut rédhibitoire à ce niveau où le mental joue au moins autant que la précision du geste.
Un rendez-vous déterminant
Pour expliquer ce revers, nous ne pointerons pas le manque d’engagement, mais, face à une équipe qui a posé les débats sur le champ physique, la moindre faiblesse se paie cash. Le SLUC ne s’est pas fait marcher dessus, mais il aurait fallu qu’il soit à son maximum et en possession de toutes ses armes pour tenir jusqu’au bout. Bourg n’était pas à des années-lumière au-dessus, mais, comme une équipe d’Eurocup, elle a opéré à la limite de l’agressivité et fini par imposer son jeu en trouvant une solution à tout.
Le Sluc, qui a péché collectivement – des contre-attaques mal gérées et parfois des initiatives hasardeuses – et individuellement (-5 d’évaluation pour MacDuffie) doit vite basculer sur autre chose. À commencer par le match contre Gravelines (samedi 31 janvier à 18 h 10 à Gentilly). Un rendez-vous presque crucial qu’il abordera sans Phlandrous Fleming dont l’absence, sous réserve d’examens supplémentaires, est estimée à plusieurs semaines, et peut-être sans Stéphane Gombauld. Là encore, il va falloir s’ajuster, trouver les ressorts qui créent ou renforcent l’alchimie au sein d’un collectif ne disposant pas de toutes ses pièces majeures et montrer de la fierté.