
Par son rôle, Xavier Steiner veille à ce que chaque contribution soit utilisée avec rigueur, transparence et dans un esprit de responsabilité, afin de permettre au diocèse de poursuivre sa mission d’annonce de l’Évangile, d’accompagnement et de solidarité.
Carrefours d’Alsace : A quoi sert concrètement la Grande Quête et quels projets permet-elle de financer ?
Xavier Steiner : Les ressources de la mense épiscopale dépendent exclusivement de la générosité des fidèles. La grande quête diocésaine en est
la principale composante et totalise environ 900 K€ versés par environ 6500 fidèles donateurs. C’est grâce à ces dons que la mense épiscopale peut financer les actions pastorales de notre archevêque. Nous affectons ces dons à trois pôles d’évangélisation : l’annonce et la mission, la charité et le soin, et enfin le dialogue et la fraternité.
C. A. : Pouvez-vous partager un exemple concret de l’impact d’un don ?
X. S. : Nous finançons par exemple la propédeutique et la formation de nos futurs prêtres. Sans moyens, nous ne pourrions pas assurer leur couverture sociale, leur hébergement et l’ensemble des ressources nécessaires à l’enseignement de nos futurs clercs.
C. A. : Comment le diocèse garantit-il une gestion responsable et transparente des dons ?
X. S. : Nos comptes sont établis chaque année selon les règles en vigueur par un expert-comptable. Ils sont ensuite soumis au Conseil diocésain pour
les affaires économiques, pour validation et analyse budgétaire.
Pour une totale transparence, nos comptes sont publiés intégralement sur le site internet du diocèse.
C. A. : Quel message souhaitez-vous adresser aux fidèles qui hésitent encore à donner ?
X. S. : On m’interroge souvent : « Pourquoi l’Église demande-t-elle toujours de l’argent ? C’est si éloigné de la pauvreté du Christ et dans un diocèse concordataire, il n’y a pas de charges de personnel ! » En réalité, si les salaires sont pris en charge pour la plus grande part par l’Etat, les frais de déplacement, les frais annexes (informatique, bureau, chauffage, assurance) restent, eux, à la charge de la mense épiscopale.
Soutenir l’Église de son village et faire l’aumône, c’est important et naturel. Permettre l’annonce de la Bonne Nouvelle l’est également. Cela nécessite aussi des moyens.
Propos recueillis par Valérie Bouquet