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L’Assemblée adopte, ce lundi 26 janvier, 2026, l’article phare du texte qui prévoit l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

L’Assemblée nationale a approuvé, lundi 26 janvier 2026, l’article phare d’une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure visant à protéger la santé des adolescents, soutenue de tout leur poids par le gouvernement et Emmanuel Macron.

Un vote sur l’ensemble du texte, porté par le groupe Renaissance, doit avoir lieu un peu plus tard dans la soirée. Les débats restants porteront notamment sur l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, comme c’est déjà le cas dans les écoles et les collèges.

116 voix contre 23

Les députés ont donné leur feu vert à un amendement identique du gouvernement et de la rapporteure Renaissance du texte, Laure Miller, réécrivant l’article premier. Il prévoit que « l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans ». L’article ainsi rédigé a été adopté par 116 voix contre 23. Les insoumis ont voté contre. Les socialistes se sont eux en majorité abstenus.

La proposition de loi devrait, sauf surprise, recevoir le feu vert de l’Assemblée. Elle ira ensuite au Sénat à la « mi-février », selon l’ex-Premier ministre Gabriel Attal, où le texte n’a toutefois pas officiellement été programmé à ce stade. Si le texte est adopté définitivement, la France deviendrait le deuxième pays à se doter d’une législation aussi restrictive pour les mineurs, après l’Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre.

WhatsApp pas concerné

Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Également pointés : les systèmes de captation de l’attention, au détriment du sommeil.