Dans le conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine depuis février 2022, Moscou a fait appel à de nombreux combattants étrangers pour renforcer les rangs de son armée.
Dans un communiqué repris la presse ukrainienne ce lundi 26 janvier, le service de renseignements ukrainien a annoncé la mort d’un mercenaire philippin sur le front. D’après les premiers éléments, ce dernier était venu garnir les rangs de l’armée russe et serait décédé près du village de Novoselivka, dans le district de Kramatorsk (oblast de Donetsk, Ukraine).
Selon le Kyiv Post, l’identité de la victime serait John Patrick. Ce dernier évoluait dans la 144e division de fusiliers motorisés de la 20e armée interarmes russe.
26/1/26. 首位菲律賓籍俄國僱傭兵戰死在頓涅次克地區前線,「約翰·派翠克」(John Patrick)的遺體被烏克蘭特戰部隊成員發現
約翰服役於俄軍第20集團軍第144機械化步兵師第283團第3營第9突擊連,他和其他許多外國僱傭兵一樣,他在頓涅茨克地區-克拉馬托爾斯克區的新謝利夫卡村附近一次「肉搏戰」中陣亡 pic.twitter.com/5QvaOQyk0L
— 新‧二七部隊 軍事雜談 (New 27 Brigade)\ud83c\uddf9\ud83c\uddfc\ud83c\uddfa\ud83c\udde6\ud83c\uddee\ud83c\uddf1 (@new27brigade) January 26, 2026
Mais voilà, comme de nombreux étrangers venus participer au conflit qui oppose les deux nations, la Russie aurait à nouveau utilisé cette main-d’œuvre venue de l’étranger pour participer à un « assaut frontal » vers les lignes ukrainiennes. Des opérations meurtrières pour Moscou qui entraînent d’importantes pertes dans ses rangs.
C’est donc à cette occasion que ce Philippin aurait été blessé, avant d’être abandonné par son unité sur le front. Il est finalement décédé.
Sur lui, les militaires ukrainiens auraient retrouvé son arme, des munitions, mais aussi un bout de papier avec un numéro d’unité, un numéro de téléphone et le nom de son commandant.
Nos confrères précisent que le défunt aurait suivi une formation de tout juste une semaine, avant d’être envoyé en Ukraine.
Difficultés financières, problèmes de visa…
Mais pourquoi rejoignent-ils l’armée russe ? Dans une enquête réalisée par le KyivPost, des ressortissants étrangers ont donné les principales raisons qui les poussent à agir ainsi.
Parmi elles, on retrouve les difficultés financières, mais aussi les problèmes de visa. Dans ce genre de cas, les autorités russes iraient jusqu’à les menacer de poursuites judiciaires s’ils ne signent pas un contrat avec le ministère de la Défense.