En règle générale, il est rare que les spécialistes des textiles soient impliqués dans des querelles publiques. Ils ont tendance à passer le plus clair de leur temps dans des pièces sombres, penchés sur des tissus historiques, dans des conditions où les températures font l’objet d’un contrôle sévère. Mais depuis que le peintre David Hockney a dénoncé le prêt tant attendu de la tapisserie de Bayeux, datant du XIe siècle, au British Museum, qu’il considère comme une “folie”, voilà qu’ils se retrouvent dans le collimateur.

Soutenant que “certaines choses sont trop précieuses pour qu’on les mette en danger”, le peintre de 88 ans a affirmé que “même une infime erreur de manipulation pourrait provoquer des dégâts irréparables”, tant cette tapisserie de lin et de laine, techniquement définie comme un travail de broderie et longue de 68,38 mètres, est dans un état fragile. “Les panneaux en lin sont fragilisés par l’âge, et les fils de broderie en laine sont vulnérables au stress, a-t-il écrit. Le fait de la rouler, de la dérouler ou de l’exposer d’une nouvelle façon peut causer des déchirures, la perte de points ou la déformation du tissu.”

Depuis longtemps, l’œuvre est au cœur d’une vive controverse sur la question de savoir si cet artefact médiéval inestimable, qui dépeint la bataille

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The Daily Telegraph (Londres)

Atlantiste et eurosceptique sur le fond, pugnace et engagé sur la forme, c’est le journal conservateur de référence. Fondé en 1855, comme le rappelle son titre en hommage à une technologie de communication alors révolutionnaire, il est le dernier des quotidiens nationaux d’envergure à ne pas avoir abandonné le grand format.

Détenu jusqu’au début de 2004 par le magnat de la presse Conrad Black, le titre a ensuite été la propriété des frères milliardaires David et Frederick Barclay. En 2023, sur fond de bras de fer financier, le journal a été saisi par les créanciers de la famille Barclay, qui lui cherchent désormais un nouveau propriétaire, ainsi qu’à The Sunday Telegraph, regroupés au sein du Telegraph Media Group Holdings Ltd.

Son agenda est très prisé, en raison notamment du Court Circular, qui présente tous les jours les activités de la famille royale. Un autre rendez-vous très attendu est le petit dessin de Matt, toujours élégant et drôle, publié en première page.

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