Depuis la fin de sa carrière de footballeur international,
Djibril Cissé a multiplié les terrains d’expression. La mode, la
musique et la décoration occupent désormais une place centrale dans
son quotidien. Si l’ancien attaquant est aujourd’hui installé en
Corse, où il aime rassembler famille et proches, Paris reste un
point d’ancrage essentiel. C’est dans le Marais, quartier qu’il
connaît par cœur, qu’il a trouvé un appartement haussmannien à son
image, pensé comme un refuge urbain autant que comme un espace de
création.
L’appartement de Djibril Cissé, reflet d’un parcours entre mode
et design
La mode a d’abord été un prolongement naturel de son identité. «
Depuis que je suis jeune, j’ai toujours aimé la
mode », confie-t-il à nos confrères de Côté
Maison, rappelant qu’il avait déjà lancé une première marque
avant de fonder Mr. Lenoir en 2012. Même s’il ne dessine pas
lui-même, il revendique une implication totale dans le processus
créatif : « Je donne la direction artistique et valide chaque
modèle. » Une exigence que l’on retrouve dans son
rapport à l’architecture intérieure et au choix des
objets.
Son appartement parisien se distingue d’emblée par sa
configuration singulière. « C’est la forme même de
l’appartement car il est tout en longueur. Il a été aménagé
par un architecte de bateau », explique-t-il. Cette
contrainte structurelle est devenue un atout, avec des rangements
intégrés et une circulation fluide, inspirée du monde nautique. Ce
qui l’a immédiatement convaincu lors de la visite tient à un double
coup de cœur : « Sa forme originale et son style haussmannien.
Et aussi le fait qu’il soit situé dans le quartier du
Marais que j’adore car je peux tout faire à pied.
»
Dans l’appartement de Djibril Cissé, le dialogue entre
contemporain et ancien
La décoration repose sur un dialogue assumé entre époques et
influences. « J’aime mélanger le très
contemporain – en l’occurrence le mobilier de chez Kartell
– avec quelques pièces anciennes », résume Djibril Cissé. Le
salon incarne parfaitement cet équilibre. « Le salon à la
fois très moderne et cosy pour la détente », décrit-il,
évoquant un vaste canapé noir et gris, une table basse en verre et
plusieurs œuvres de Jeff Koons, dont ses célèbres
caniches royaux. L’ensemble est volontairement structuré autour
d’une palette sobre : « Les murs sont blancs mais tous les
objets et le mobilier sont noirs. »
Certaines pièces ont une valeur presque symbolique. Parmi elles,
un ensemble rare attire immédiatement l’attention. « Un set de
quatre malles de Louis Vuitton qui datent du
XVIIIe : elles ont appartenu à un maharadja. Je les ai achetées
lors d’une vente aux enchères. Ça symbolise le luxe, le
voyage… » Un goût pour les
objets chargés d’histoire qui fait écho à sa passion pour les
souvenirs de carrière, conservés ailleurs comme de
véritables archives personnelles.
Djibril Cissé : un appartement rythmé
par la musique et les écrans
La cuisine, ouverte sur le séjour, prolonge cette
esthétique fonctionnelle et élégante. « Elle
est ouverte sur le séjour. Les repas se prennent sur une table en
verre de Philippe Starck », précise-t-il. Côté usages,
la technologie est omniprésente. « Je ne peux pas m’en
passer. Il y en a dans toutes les pièces », dit-il à propos
des écrans, avant de détailler son installation phare : « J’ai
installé un vidéoprojecteur avec grand écran dans le salon. Du
coup, j’ai privilégié des éclairages indirects et
supprimé le lustre. »
L’appartement vit rarement dans le silence. «
Il y a toujours de la musique ou la télé », reconnaît
Djibril Cissé, amateur de parfums d’intérieur soigneusement
choisis, notamment « la fragrance « Baies’ » de Diptyque.
Le souci du détail se retrouve jusque dans les rideaux de velours
noir, la table de nuit ou l’organisation quotidienne. « Je suis
un bordélique qui se maîtrise », admet-il,
fidèle à une discipline personnelle forgée sur les terrains comme
dans sa vie privée.
À Paris comme ailleurs, son intérieur raconte un parcours, sans
mise en scène excessive, mais avec une cohérence assumée.