La question de la raréfaction de l’eau, souvent assortie de la problématique de la modernisation des réseaux de distribution et d’assainissement, est devenue un enjeu pour de nombreuses communes de France.

Au-delà des tarifications spécifiques, saisonnière ou éco-solidaire pour moduler les prix en fonction de la consommation et des revenus, qu’ont pu mettre en place des villes comme Dunkerque ou Toulouse, des collectivités se penchent sur la consommation d’eau potable.

Lors du Carrefour des gestions locales de l’eau qui s’est tenu à Rennes les 21 et 22 janvier, le syndicat professionnel Acteurs du Traitement des Eaux de la Parcelle (ATEP), a dévoilé une étude selon laquelle 43 % des collectivités ont déjà engagé des actions de gestion de l’eau à la parcelle et 46 % ont mis en place des démarches de valorisation des eaux de pluie. Parmi les actions concrètes évoquées, celle de Rennes Métropole est considérée comme particulièrement pro-active.

La métropole rennaise souhaite en effet réduire la consommation d’eau potable de 17 % à l’horizon 2030. Depuis juin dernier, date de la modification de son Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), exécutoire depuis septembre, elle a acté des évolutions dans quatre domaines en particulier : le logement, la sobriété foncière, les mobilités et l’adaptation au changement climatique. Son PLUi intègre désormais l’eau de pluie comme ressource.

« La gestion de la ressource en eau et la préservation du cycle naturel de l’eau sont devenus cruciaux », arguait Rennes Métropole en juin, pour encadrer plus fortement la construction des piscines individuelles et exiger la « récupération des eaux pluviales sur les toitures en vue de la réutiliser pour des usages extérieurs (arrosage…) et / ou sanitaires (WC, lave-linge) ».

La mise en place d’unités de récupération pour des usages intérieurs fait figure d’un des éléments distinctifs de la politique de valorisation menée par la collectivité.