C’était il y a presque un an… Le
28 janvier 2025, l’une des voix les plus emblématiques du PAF
s’éteignait. Catherine Laborde est décédée à 73 ans après
avoir lutté contre la maladie à corps de Lewy. À
l’approche de cet anniversaire douloureux, ses proches se préparent
à lui rendre hommage. Mais l’ex-mari de la présentatrice a choisi
un autre chemin : publier un livre. Le 22 janvier dernier, Thomas
Stern a présenté Y a-t-il une vie après ta mort ? chez
Robert Laffont, un ouvrage qui, depuis sa sortie, provoque
l’indignation au sein de l’entourage de Catherine.
Dans cet ouvrage, Thomas Stern
“raconte l’affrontement de la maladie à deux, l’extrême
résilience qu’aider exige, la tendresse, inébranlable, qui permet
de tenir, mais aussi leurs solitudes qui cohabitent, sa
détresse, la rage qui parfois le submerge”, selon la
présentation de l’éditeur. Mais pour
Françoise, la sœur de Catherine, et les proches de la
journaliste, la version est loin de correspondre à la réalité. Ils
jugent ce livre “déplacé”, “vulgaire”,
“mensonger”.
Un deuil “différent” mais tout
aussi violent
Invité de
TBT9 le 26 janvier, Thomas Stern refuse de minimiser ce qu’il a
vécu après le départ de Catherine Laborde. Il explique que certains
psychologues évoquent parfois le “deuil
blanc”, une expression qu’il accepte “à condition
d’en discuter”, car elle ne lui convient pas : “c’est un
côté lave plus blanc qui me va pas”.
Pour lui, accompagner quelqu’un
pendant “7-8 ans” dans une maladie sans issue n’a rien à
voir avec un choc soudain, comme un accident. “On ne
reçoit pas le même genre de choc ni de traumatisme”,
insiste-t-il, ajoutant que le traumatisme est “dilué” et
qu’il faut apprendre à lutter “continuellement,
continuellement”. Il décrit une douleur qui s’installe
progressivement, et qui demande une force quotidienne pour ne pas
sombrer.
Catherine Laborde et Thomas Stern : une relation de tendresse et de
lucidité
Dans son livre,
Thomas Stern insiste sur l’aide que Catherine lui a apportée
tout au long de la maladie : “Catherine m’a énormément aidé à
l’aider.” Il évoque une relation sans
confrontation, marquée par la douceur de la présentatrice
: “Elle était d’une douceur que chacun connaissait, que chacun
aimait, qui restait présente tout le long de la maladie.”
Il confie aussi qu’il a
davantage eu peur pour elle que d’elle. Et c’est précisément cette
lucidité partagée qui leur a permis de continuer : “je
n’ai jamais eu peur d’elle… et je pense qu’une des dernières choses
qu’on s’est dit… c’est que j’ai plus peur, moi non
plus.” Une phrase forte, qui marque selon lui le
moment où il a réussi à “faire le boulot”, en continuant à
l’accompagner jusqu’au bout.