Par

Valentine Gaxieu

Publié le

27 janv. 2026 à 7h40

Bien que le dernier conseil d’agglomération du Sicoval ait été l’un des plus expéditifs du mandat – une quarantaine de minutes montre en main – il n’a pas échappé à un petit coup de gueule signé Laurent Forest, vice président en charge des espaces naturels et des politiques foncières rurales. À l’ordre du jour figurait une délibération concernant l’inscription d’une portion du GR 653 (sentier de grande randonnée) au Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR). Un itinéraire qui démarre à Arles pour s’achever à Toulouse, et qui, contrairement à la séance, aura mis bien plus de temps à cheminer dans les méandres administratifs. Après avoir présenté brièvement ce lieu de passage qui traverse certaines communes du Lauragais, Laurent Forest n’a pas manqué de glisser une remarque – sourire au coin des lèvres – sur la lenteur du traitement du dossier.

Neuf communes traversées

Le GR 653 est une portion de la Voie d’Arles, un des quatre principaux chemins de Compostelle français. Sur les 465 kilomètres que les randonneurs peuvent emprunter, une trentaine de kilomètres se répandent sur neuf communes du territoire : Baziège, Montgiscard, Montbrun-Lauragais, Corronsac, Rebigue, Mervilla, Pechbusque, Auzeville-Tolosane et Ramonville-Saint-Agne. « Dans les années 90, ça a été le premier GR à traverser le Sicoval », rappelle Laurent Forest.

Au total, ce parcours comprend 16,5 km de chemin, 10 km de voie revêtue et 5,5 km de mode doux. Une inscription au PDIPR permettrait d’accéder à des aides financières visant à subventionner des travaux d’accessibilité et de sécurité des sentiers empruntés (mise en place d’un balisage directionnel, aménagements spécifiques, accessibilité aux PMR…). «Le temps de solliciter le Département et les communes, cet itinéraire devrait être inscrit dans deux ans », inique le maire de Montgiscard.

Le GR 653 traverse neuf commune du Sicoval.
Le GR 653 traverse neuf commune du Sicoval. ©Capture d’écran – Sicoval« On ne fait pas venir quatre bulldozers »

La même démarche avait été également votée pour le chemin d’Artagnan, qui passe également par plusieurs communes de la collectivité. « Je trouve ça très bien que l’on fasse ça, c’est utile, on s’adosse au Conseil départemental, on est susceptible d’avoir quelques aides pour des travaux, comme refaire un pont, un passage et un morceau de chaussée », déclare Laurent Forest.

Mais derrière cette satisfaction se cache une petite exaspération face aux délais nécessaires pour faire aboutir ce type de projet. : « Ça fait un mandat que je parle de ça, ce sont deux itinéraires qui existent, ils sont communaux, et il n’y a que quelques chemins privés mis bout à bout. Il faut six ans, et de fait 18 mois de plus pour y arriver. C’est quand même symptomatique de notre lenteur de fonctionnement et de prise de décision. »

En plus, c’est un projet simple, qui ne coûte pas grand-chose. Et puis la randonnée pédestre est l’activité la moins coûteuse pour les gens qui veulent se promener.

Laurent Forest, vice-président du Sicoval

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Un constat d’autant plus agaçant, selon lui, que l’enjeu reste limité : « Ce n’est pas l’A69, on ne fait pas venir quatre bulldozers et on ne perce pas 30 bornes de piste de six mètres de large. C’est juste un panneau, du fléchage, ce n’est pas grand-chose. Je pense que dans les vœux [de la nouvelle année, NDLR], on pourrait souhaiter que l’on allège [les procédures, NDLR] un peu. Car si c’est compliqué pour un chemin de randonnée, alors le reste… »

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