Les droits de douane indiens sur les véhicules « made in Europe » doivent ainsi passer de 110% à 10%, ceux sur les vins de 150% à 20% et ceux sur les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50%, être totalement supprimés, selon l’UE.

Publié le 27/01/2026 09:12

Mis à jour le 27/01/2026 09:32

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De gauche à droite, le président du Conseil européen, Antonio Costa, le Premier ministre indien, Narendra Modi, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à New Delhi, le 27 janvier 2026. (SAJJAD HUSSAIN / AFP)

De gauche à droite, le président du Conseil européen, Antonio Costa, le Premier ministre indien, Narendra Modi, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à New Delhi, le 27 janvier 2026. (SAJJAD HUSSAIN / AFP)

C’est l’aboutissement de plus de vingt ans de négociations. L’Inde et l’Union européenne (UE) ont officialisé, mardi 27 janvier, la conclusion d’un vaste accord de libre-échange commercial qui va créer « une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes ».

Les droits de douane indiens sur les véhicules « made in Europe » doivent ainsi passer de 110% à 10%, ceux sur les vins de 150% à 20% et ceux sur les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50%, être totalement supprimés, selon l’UE. « L’UE compte bénéficier du niveau d’accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé », avait annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dès son arrivée dimanche en Inde, pariant sur un doublement des exportations européennes.

Selon Bruxelles, la réduction des taxes indiennes sur les importations européennes devrait permettre à l’UE d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques. La Commission européenne lorgne avec gourmandise l’immense marché que représente le pays le plus peuplé de la planète, avec ses 1,5 milliard d’habitants et sa très forte croissance (8,2% en glissement annuel au dernier trimestre).

Pour sa part, New Delhi considère l’Europe comme une source indispensable des technologies et investissements dont elle a un cruel besoin pour accélérer sa modernisation et créer des millions d’emplois pour sa population. « Ce traité va offrir de nombreuses opportunités », s’est réjoui le Premier ministre indien, Narendra Modi, avant même de rencontrer le président du Conseil européen, Antonio Costa, et Ursula von der Leyen.