David Rachline était apparu « confiant et serein » à l’audience du tribunal correctionnel de Draguignan le 30 septembre dernier. Avec raison.

Le maire de Fréjus, poursuivi pour prise illégale d’intérêts, a été relaxé ce mardi 27 janvier 2026.

« Satisfait », le maire lance sa campagne

« Je suis évidemment satisfait de cette décision et voir que le tribunal reconnaisse mon innocence et ma probité loin du bruit médiatique parisien », a-t-il confié à la sortie du tribunal.

David Rachline va enfin pouvoir lancer sa campagne pour les prochaines municipales. « Une réunion publique aura lieu samedi midi place de la mairie » à ce sujet.

C’est la première fois qu’il évoque sa candidature à la mairie de Fréjus où il briguera un troisième mandat, sans l’étiquette Rassemblement national et sans être investi par le parti.

L’ancien vice-président du RN avait comparu le 30 septembre 2025. Le parquet lui reprochait d’avoir assisté par trois fois à des délibérations du conseil municipal alors qu’il aurait dû quitter la salle, les débats et les votes le concernant.

En octobre 2017, les conseillers se prononçaient ainsi sur sa nomination à la tête de deux sociétés d’économie mixte (SEM), Fréjus Aménagement et La gestion du port de Fréjus. Même chose en 2019 et 2020, notamment lors d’une délibération portant sur l’attribution de places de stationnement.

« Un problème d’impartialité plus que de probité » d’après le procureur Pierre Couttenier, dénoncé dans un rapport de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) en février 2021.

À l’audience, il avait requis 30.000 euros d’amende dont 20.000 avec sursis, l’affichage de la condamnation en mairie durant deux mois et donc la peine complémentaire obligatoire d’inéligibilité d’un an. « Avec sursis car il me semble qu’il n’y a pas à redouter de réitération ».

David Rachline avait d’ailleurs quitté ses fonctions à la tête des SEM dès 2020, « après avoir appris qu’il pourrait y avoir une difficulté » avait-il précisé à l’audience.

Néanmoins, pour le procureur, l’infraction était constituée du simple fait de la présence de l’élu dans la salle « selon la jurisprudence constante de la Cour de cassation ». « La déontologie ne se délègue pas. Il fallait se déporter. »

Nouveau rendez-vous judiciaire en septembre

« Le parquet avait reconnu au procès qu’il y avait plus un problème de formalisme que de probité dans ce dossier, analyse Me Arnaud Lucien, intervenant en défense de David Rachline. Mais a priori, même si on attend encore les motivations du jugement, même cela a été balayé. »

David Rachline n’en a pas pour autant fini avec la justice. Au début de l’automne, un dossier d’une autre ampleur l’attend.

Avec plusieurs collaborateurs, il comparaîtra le 22 septembre, poursuivi pour favoritisme dans le cadre d’attributions de marchés publics « de sécurité ou de prestation de sécurité et de gardiennage ».