REPÉRÉE – Ses œuvres où dominent le rouge et se mêlent diverses techniques, à la croisée de la figuration et de l’abstraction, installent un climat intrigant. L’artiste d’origine géorgienne expose à La Verrière, jusqu’au 11 avril.

« Je ne peux pas m’empêcher, au sein d’une même toile, de tenter plusieurs manières de peindre. »

« Je ne peux pas m’empêcher, au sein d’une même toile, de tenter plusieurs manières de peindre. » Photo Sopho Kobidze

Par Charlotte Fauve

Publié le 26 janvier 2026 à 16h41

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Plutôt que de leur donner un titre pompeux, elle rêvait de numéroter ses expos. C’est chose faite pour Elene Shatberashvili avec « Quatre », tout simplement, quatrième exposition pour l’artiste d’origine géorgienne née en 1990. Sous le ciel de La Verrière, le lieu d’art bruxellois de la Fondation d’entreprise Hermès, la jeune peintre fait le point sur une décennie de création — et en profite pour convier quatre artistes proches d’elle et de son travail. Telle sa consœur Nathanaëlle Herbelin, à qui elle s’est liée pendant ses études aux Beaux-Arts de Paris et qui loue « la quantité incroyable d’expérimentations que contiennent ses tableaux : l’inventivité d’Elene m’inspire énormément ».

« Egg », 2024. Huile sur toile.

« Egg », 2024. Huile sur toile. Elene Shatberashvili / Photo Arthuis Isabelle

Cette dernière année, la Géorgienne s’est fixée sur la couleur rouge, d’où une multitude de pièces, inégales mais toujours étonnantes, entre figuration et abstraction. « Je ne peux pas m’empêcher, au sein d’une même toile, de tenter plusieurs manières de peindre », confirme celle, qui de son enfance à Tbilissi, dans une famille pratiquante et une maison aux murs tapissés d’icônes, a gardé un attrait marqué pour la tradition byzantine : « Entre la fixité des images saintes et l’expressivité des peintures occidentales, mon cœur balance. »

Son pinceau, lui, excelle dans les natures mortes et autoportraits, forts en symboles et en mystère. Un œuf sur fond écarlate. Une balle de tennis qui se reflète sur un téléphone portable. Ou l’artiste en survêtement, une fleur blanche à la main qui, depuis la toile, nous dévisage de son regard brun, profond et énigmatique.

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