« Il est trop court ton short ! Autant se balader nue la prochaine fois ! », « je préfère courir en plein jour parce que j’ai moins de chances de me faire surprendre par quelqu’un ou quelque chose », « je ne me sens pas concernée par la présence d’agrès de musculation dans l’espace public. » Voici quelques-unes des réponses de femmes âgées de 22 à 59 ans à un questionnaire en ligne portant sur leur appréhension de la pratique sportive en plein air à Strasbourg.

Qu’il s’agisse de course à pied, de sports collectifs, de musculation, de skate, de parkour… les femmes se sentent parfois exclues de l’espace public sportif. Un sentiment souvent éprouvé à juste titre. D’après les chiffres de l’Eurométropole de Strasbourg, les terrains de basket du parc de la Citadelle sont par exemple fréquentés à 95 % par des hommes.

Un déséquilibre de fréquentation criant

Les conséquences de ce déséquilibre de fréquentation ne sont pas anodines. « L’espace public est une continuité, dont les femmes sont exclues…