Des courriers présentant cette pétition vont être envoyés aux Hongrois, a expliqué le secrétaire d’État, Janos Nagy, à la chaîne publique HirTV.
Il doit également y avoir une campagne d’affichage ainsi que de communications à la télévision et sur internet.
La pétition permet aux citoyens d’exprimer leur opposition à « la poursuite du financement de la guerre russo-ukrainienne », au « financement de l’État ukrainien pour les dix années à venir » et à « la hausse des prix de l’énergie en raison de la guerre ».
Les Hongrois peuvent indiquer s’ils s’opposent à une, deux ou trois des formules citées, et devront envoyer leur réponse avant le 23 mars, trois semaines avant les élections.
Sur fond de campagne électorale
À la tête du pays depuis près de 16 ans, Viktor Orban est à la traîne dans les sondages indépendants depuis des mois sur fond de stagnation économique, de mécontentement croissant vis-à-vis des services publics et de scandales liés à la protection de l’enfance.
Son parti, Fidesz, est devancé par la formation Tisza, de Peter Magyar, un ex-membre du sérail devenu virulent critique de Viktor Orban, qui, en l’espace d’un an et demi, a réussi à fédérer le vote de l’opposition.
Peter Magyar, que le Fidesz cherche à présenter comme une « marionnette de Bruxelles », a accusé en retour le parti au pouvoir de recourir à cette pétition pour détourner les électeurs des « vraies questions ».