Pour conclure sa campagne de Coupe du Monde, Victor Devos ne gardera pas un grand souvenir d’Hoogerheide. Rien ne s’est vraiment passé comme prévu. « C’était un peu compliqué. J’ai pris un mauvais départ. J’ai déclipsé sur la ligne droite, du coup j’ai perdu au moins deux lignes. J’ai remonté quelques places tout au long de la course, mais pas non plus énormément », explique-t-il à chaud. Physiquement non plus, son dimanche aux Pays-Bas n’a pas boosté sa confiance. « Ce n’était pas mauvais, ce n’était pas exceptionnel… C’était compliqué », insiste-t-il.

Après avoir attrapé la grippe plus tôt dans l’hiver, le Nordiste s’interroge sur sa récupération. « J’étais à un petit niveau en dessous, je ne sais pas si c’est encore ma grippe d’il y a quatre ou cinq semaines qui reste, et qui m’affaiblit, parce que c’est un peu difficile en ce moment », révèle-t-il. Pourtant, le médaillé de bronze de Troyes avait eu un répit. « Au Championnat de France, ça a été un peu mieux, mais en Coupe du Monde, c’est compliqué, je ne sais pas ce que j’ai, il faut que je trouve le problème et vite le régler ».

Heureusement, il reste encore un rendez-vous, et pas des moindres, pour faire mieux. Le week-end prochain, Victor Devos sera bien au départ de Hulst pour le Championnat du Monde. « J’aime plutôt bien, j’ai vu quelques trucs, et ça me plaît. On va refaire un peu de jus, récupérer, et faire quelques intensités pour ne pas trop s’endormir et être vraiment prêt ». Malgré ses résultats mitigés, le vainqueur de Ouistreham veut garder de l’ambition. « Je vais quand même viser un Top 10 si la forme revient. Et si elle ne revient pas, c’est tant pis. Ce n’est pas grave si je n’y arrive pas ». Mais faire mieux que sa 23e place du jour le rassurerait.