Depuis son arrestation à l’aéroport de Casablanca en 2021, et son extradition en France deux ans plus tard, Karim Harrat avait opposé un silence ferme aux enquêteurs et magistrats qui ont défilé pour l’entendre dans le dossier de trafic international de stupéfiants jugés cette semaine à Marseille. Mais aussi, et surtout, dans les quatre affaires d’homicides que la justice lui impute et qui devraient lui valoir d’être traduit devant des cours d’assises dans les mois et les années qui viennent. Des faits qu’il conteste et pour lesquels il reste présumé innocent.
« Je suis totalement innocent »
Ce Marseillais de 37 ans présenté par la brigade criminelle comme l’un des principaux narcotrafiquants français, bien qu’il ne compte aucune condamnation liée à la drogue à ce jour, est notamment suspecté d’avoir piloté l’exécution dans une chambre d’hôtel du caïd Farid Tir, en 2019, puis commandité, en 2020, un triple homicide qui a coûté la vie à Brahim Chabanne, le grand frère d’Amine Kessaci. « Je suis totalement innocent. Je n’ai rien à voir avec ces affaires », répète en boucle Karim Harrat, ce mardi 27 janvier à la barre du tribunal correctionnel.
Pour la première fois, ce titulaire d’un bac e…