Il est dans les 5 h, lundi matin. Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Rennes patrouillent dans le centre-ville de Rennes quand ils aperçoivent un individu à vélo qui les alertent. Cet homme correspond à la description donnée par deux victimes – de viol et d’extorsion pour l’une, de tentative de viol et d’extorsion pour l’autre – dans la métropole au mois de janvier. Appréhendé, le suspect est confondu par son ADN. Et au cours de ses auditions, reconnaît les faits reprochés. Il est depuis ce mardi placé en détention provisoire.
Le dénouement d’une traque qui a duré un peu moins d’une dizaine de jours, comme l’a indiqué ce mardi soir un communiqué du procureur de la République de Rennes Frédéric Teillet. L’homme était recherché notamment depuis qu’une femme s’était présentée le 18 janvier dernier, victime de faits de viols et d’extorsion de son téléphone portable alors qu’elle prenait son service à 7 h dans un restaurant à Cesson-Sévigné (35). Le tout sous la menace d’un couteau et d’un pistolet à impulsion électrique. Une enquête avait été ouverte dans la foulée, confiée à la DCT rennaise, l’ancienne sûreté départementale.
Même mode opératoire
Outre les prélèvements ADN réalisés, des investigations avaient permis d’établir que l’individu avait suivi la plaignante à vélo sur plusieurs kilomètres avant les faits. Un mode opératoire tel que décrit dimanche par une deuxième jeune femme, qui a dénoncé des faits de tentative de viol et extorsion après avoir été suivie elle aussi à vélo. Encore une fois, elle disait avoir été menacée par un couteau et un pistolet à impulsion électrique.
L’homme interpellé lundi est né en 1995 et son casier judicaire ne mentionne aucune condamnation. Un pistolet à impulsion électrique a été retrouvé dans son véhicule de service. Il a été mis en examen par le juge d’instruction pour viol commis avec usage ou menace d’une arme, tentative de viol commis avec usage ou menace d’une arme, et deux extorsions avec arme. Avant d’être placé en détention provisoire, conformément à la demande du parquet de Rennes.