
C’est à compter de la défaite française de 1870 que l’Empire russe puis l’URSS sont devenus dans l’Hexagone un sujet d’étude, qui n’a cessé de se transformer et a intéressé, bien au-delà des universitaires, les hommes politiques, les diplomates et les journalistes, ce qui a contribué à en modeler une image diversifiée. Les auteurs, enseignants et chercheurs, décrivent comment cette masse de savoirs s’est développée à partir de disciplines littéraires, linguistiques, artistiques, politiques et diplomatiques pour ensuite s’étendre à l’économie, aux sciences sociales, etc. À l’aide de l’analyse de l’œuvre des plus importants passeurs, ils illustrent la façon dont s’est déroulé l’échange entre les deux pays. Un dialogue qui a été entretenu par des liens politiques ou idéologiques, ou au travers de grands établissements, comme l’École nationale des langues orientales vivantes (Enlov), la Sorbonne ou l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et son séminaire franco-russe. L’invasion de l’Ukraine est venue perturber cet ensemble. Mais convient-il, comme l’affirment les auteurs, d’en repenser les fondements ?