Parce qu’il ne trouvait pas de solution digitale complète (gestion interne et interface clients) satisfaisante, l’un des deux associés ayant repris Au Baratin à Saint-Etienne a créé ce logiciel. S’il a investi dans un restaurant, Alexandre Bonnet originaire de la ville, travaille dans la communication digitale. Son logiciel « Dousto » promet au secteur de la restauration facilités de gestion et prix cassés vis-à-vis du marché, « sans frais cachés ».

Montage transmis par Alexandre Bonnet, co associé d’Au Baratin.

Lui n’est pas restaurateur de métier. La cuisine, la gestion d’une salle, c’est le lot de son associé : Christophe Barboza. En revanche, leur affaire est commune et Alexandre Bonnet était à ses côtés dans la reprise et la direction d’ »Au Baratin », adresse plutôt réputée à Saint-Etienne, face au Camion rouge, rue Etienne-Mimard. Pour rappel, après 7 ans à la tête de ce bar restaurant « de copains », Elsa-Marie Savarino avait cédé son affaire à l’été 2024, pour ouvrir des chambres d’hôtes. Entre temps, l’établissement avait été repris mais hélas rapidement placé en liquidation judiciaire.

Avant de rouvrir ses portes, donc, début novembre en annonçant un concept ramenant à l’ambiance bistrot de quartier, aux brunchs et disposant d’une capacité d’une trentaine de couverts pour ceux souhaitant se restaurer au-delà des planches apéro. Lancé dans cet univers en prenant en charge donc la partie gestion administrative / comptabilité, Alexandre Bonnet est spécialisé dans la communication digitale, conception de solutions dans ce domaine. Il est à la tête de l’agence Updayte implantée à Paris où il dit partager sa vie avec Saint-Etienne.

Objectif plus de 150 clients d’ici fin 2026

« En me penchant sur ce que le marché offrait en solution digitale pour gérer notre fonctionnement interne et l’interface clients, je n’ai trouvé absolument rien de satisfaisant par rapport à ce que je connais par ailleurs en dehors de ce secteur, raconte-t-il. Les prestations ne sont jamais complètes, bien adaptées. Il en faut plusieurs. Et en plus beaucoup trop chers, avec très souvent des frais cachés suivant des offres alléchantes au départ mais trompeuses. Ce qui horripile les clients quand ils peuvent se permettre de les payer. Et ce n’est souvent pas le cas. Ce qui fait que la plupart des petits restaurateurs n’en ont pas. Alors je me suis dit que nous allions le concevoir nous-mêmes ! C’est fait et, avec l’aide de vrais restaurateurs. Nous lançons cette fin janvier le produit qui s’appelle Dousto. » Après l’avoir rodé Au Baratin évidemment.

Dousto se clame « tout-en-un » installé « en 2 h » : site web, outils marketing, menu digital par QR code, centrale et gestion de réservations, liste d’attente, cartes cadeaux, gestion du portefeuille client, de l’équipe et protection contre les non venues après réservations. Il se dit facile d’utilisation avec des mises à jour automatiques et enfin, donc, selon Alexandre Bonnet, beaucoup moins cher (« deux et demi à trois, voire quatre fois moins ») que les solutions – de toute façon partielles – existantes. Sans frais cachés non plus : une fois contracté, l’abonnement reste à coût fixe sans commissions par couvert par exemple.

Ayant réclamé 30 000 euros d’investissement, Dousto (référence à Gusteau du Disney Ratatouille) vise une diffusion rapide, avec l’objectif de dépasser les 150 clients d’ici fin 2026. Partout en France, voire au Portugal et en Espagne où l’entrepreneur dit avoir quelques connexions pour y parvenir.