Sa 14e saison
« Je ne ressens aucune lassitude, je prends toujours autant de plaisir sur le vélo. J’ai conscience que les places sont de plus en plus chères, alors je suis content d’être toujours là. Et je serai encore présent l’an prochain, car j’ai prolongé d’un an (jusqu’à fin 2027) avec mon équipe. Pour la suite, franchement, je n’en sais rien. Je le sais, je commence à prendre de l’âge mais je ne me prends pas trop la tête avec ça. J’ai juste envie de profiter. Fin 2026, j’en saurai davantage. Je suis pro depuis 2013 mais je n’ai pas vu le temps passer. L’autre jour, je parlais avec les jeunes de l’équipe à table, je leur disais de profiter au maximum, qu’une carrière, ça passait vite. »
Ses attentes
« Malgré le départ d’Oscar (Onley chez Ineos), on a une très belle équipe avec Max (Poole), qui a des grosses capacités, ou Frank (van den Broek) qui est un coureur à maturité tardive. Mon rôle sera donc de les épauler. Je serai à nouveau le capitaine de route de l’équipe (il est le deuxième plus âgé derrière John Degenkolb, 36 ans). Je vais aussi avoir ma chance sur certaines courses du calendrier. À moi de la saisir. »
Son envie de gagner
« Je n’ai pas gagné depuis 2022 (le Grand Prix Miguel Indurain sous les couleurs d’Arkéa) alors, forcément, ça me manque. Malheureusement, ce sont toujours un peu les mêmes qui gagnent. À l’époque, ça tournait plus. D’un autre côté, je pense que je peux encore gagner sur des courses d’un niveau inférieur, entre guillemets. Dans un petit groupe, je pense toujours avoir une bonne petite pointe de vitesse. J’espère notamment être à 100 % sur le week-end Drôme-Ardèche avec deux courses qui me correspondent vraiment. »
L’interrogation Tour d’Italie
« J’ai gagné sur le Tour d’Espagne (deux étapes en 2013) et sur le Tour de France (deux étapes en 2017), j’ai toujours envie de rentrer dans le cercle des coureurs qui ont gagné sur les trois Grands tours. Initialement, je ne devais pas courir le Giro 2026 afin d’aider Oscar (Onley) sur le Tour de France mais son départ change un peu la donne. En tout cas, je fais le forcing auprès de l’équipe pour être au départ du Tour d’Italie. Le doublé Giro – Tour de France est possible en 2026. Le Tour d’Italie est toujours plus ouvert : si j’ai les jambes du Tour de France 2025 en mai prochain, je pense que c’est possible d’aller chercher une étape sur le Giro. »
Son regard sur la saison 2026
« Je pense que Pogacar va encore écraser la concurrence. Et il va le faire pendant quatre ou cinq ans. Je n’ai pas connu Merckx mais Pogacar, c’est le Merckx actuel. Pogi, c’est vraiment très au-dessus de tout le monde. Il y a tellement d’écart avec les autres. Il est quasiment imbattable. »
Son programme
Pour la première fois, Warren Barguil lancera sa saison sur la Figueira Classic, le 14 février, au Portugal. Il enchaînera avec la Classic Var (21 février), l’Ardèche Classic (28 février), la Drôme Classic (1er mars), les Strade Bianche (7 mars) et Tirreno-Adriatico (9-15 mars).
Son après-carrière
« Pour l’instant, je n’y pense pas trop. Une chose est sûre, je ferai du vélo. Je ne pourrai jamais m’en passer. J’aime trop ça. Pourquoi ne pas faire du gravel et du triathlon, par exemple ? Professionnellement, je n’ai pas trop envie de me projeter même si j’ai des idées. Quand on se projette trop, il y a ce risque d’être un peu dans le projet, justement. Je ne fais pas de plan. »