La ZAC du Grand Arénas, aménagée par l’EPA Nice Ecovallée, prend un nouvel envol. A la tête d’une équipe de maîtrise d’œuvre composée d’Ingérop, de Puya Paysage et du Cabanon vertical (urbanisme transitoire), l’agence Ateliers 2/3/4/ accompagnera l’EPA dans le renouvellement urbain de ce morceau de ville situé à l’entrée ouest de Nice (Alpes-Maritimes). S’étendant sur 49 ha, la ZAC, bordée au sud par l’aéroport de Nice et traversée par la voie ferrée, doit devenir un hub des mobilités, avec en son cœur la future gare TGV Nice-Aéroport, dont le chantier débute.

Titulaire d’un accord-cadre d’une durée de quatre ans renouvelable, le groupement poursuivra la mission d’urbaniste coordonnateur et de conception des espaces publics confiée en 2019 à l’agence Leclercq Associés, à la suite de Mateo Arquitectura qui avait lancé la ZAC en 2011. Ateliers 2/3/4/ et ses partenaires reprendront les principes du plan-guide, élaboré par François Leclercq, de « delta habité », composé d’îlots étanches et d’espaces publics perméables, pour aménager ce secteur implanté dans le lit mineur du Var et soumis au risque d’inondation. « La nouvelle maîtrise d’œuvre va travailler sur cette base et l’adapter en fonction des projets. Ces principes de ville connectée, de faire avec l’eau et de retrouver de la nature en ville, tout comme celui de créer de l’animation dans ce quartier tertiaire, sont les éléments intangibles du Grand Arénas », confirme Sarah Bellier, directrice générale de l’EPA.

La reprise, en ce début d’année, du chantier de l’immeuble L’Avant-Scène par Quartus, stoppé en raison d’un affaissement, est une bonne nouvelle, car son arrêt compromettait le réaménagement de la zone. Une autre étape a pu être franchie avec le rejet par le tribunal administratif, à l’automne dernier, du recours déposé par deux associations contre l’arrêt de dérogation aux espèces protégées sur le hameau de La Baronne à La Gaude. Ce jugement permet à la métropole Nice Côte d’Azur d’y transférer les activités du marché d’intérêt national (MIN). En attendant, ce dernier regroupera une partie de ses activités sur site, afin de permettre l’édification, d’ici 2030-2032, du nouveau parc des expositions et des congrès. Le projet consiste à réhabiliter la halle du MIN Fleurs pour l’y installer et à aménager un parc paysager de 50 000 m² contribuant à la désimperméabilisation de plus de 50 % de la surface artificialisée.

Réussir la couture urbaine

Ce projet phare pour les élus niçois est piloté par Côte d’Azur Aménagement. Pour Ateliers 2/3/4/, l’enjeu est donc de faire avancer l’opération d’aménagement en intégrant cet élément du programme et en réussissant la couture urbaine avec le quartier d’habitat social Les Moulins et le parc Phœnix. « Dans ce secteur fragmenté, il s’agit d’atténuer l’impact de la voie ferrée et de plusieurs infrastructures routières, comme la sortie ouest de la voie de desserte Mathis, dont la métropole veut améliorer la connexion à l’autoroute A8, et de consolider les continuités urbaines », explique Florian Luneau, urbaniste paysagiste chez Ateliers 2/3/4/.

L’autre ambition est de renforcer la mixité de la programmation de près de 600 000 m2 SP. Les 17 ha de pleine terre préconisés par François Leclercq, contre les 10,2 ha prévus dans le projet initial, avaient conduit à baisser la constructibilité de 100 000 m2 S P.