Dans un message publié dimanche sur le réseau social LinkedIn, le directeur général de Capgemini, Aiman Ezzat, avait indiqué avoir appris « par des sources publiques » la signature en décembre d’un contrat entre sa filiale américaine et l’ICE. Selon le dirigeant, la structure de cette filiale indépendante, soumise à la législation américaine, impose des règles d’étanchéité avec la direction centrale de l’entreprise. Cette filiale « prend les décisions de manière autonome, dispose de réseaux étanches, et (…) le groupe Capgemini est dans l’impossibilité d’accéder à toute information classifiée, à des contrats classifiés », a poursuivi Aiman Ezzat.

À l’Assemblée nationale, Roland Lescure a affirmé avoir interpellé l’entreprise à ce sujet, estimant que cette explication ne « suffisait pas ».

De son côté, le syndicat CGT de Capgemini a demandé « l’arrêt immédiat et public de toute collaboration avec l’ICE ». « Ces partenariats (…) font de notre groupe un complice actif de violations graves des droits humains », a écrit le syndicat dans un courrier adressé à Aiman Ezzat.