Minneapolis : Trump promet une “petite désescalade” après l’arrivée d’un de ses conseillers. Son envoyé Tom Homan a pris mardi le relais du chef de la police aux frontières Greg Bovino, qui devait quitter Minneapolis avec une partie des 3 000 agents fédéraux déployés dans la ville. “Ce n’est pas un retrait, c’est un petit changement”, a toutefois averti le président américain sur Fox News. Concernant Alex Pretti, l’infirmier tué samedi, Trump a dit vouloir “une enquête honorable” qu’il surveillera “de près”. Les chefs des trois principales agences américaines de contrôle de l’immigration seront par ailleurs auditionnés au Congrès le 12 février, a annoncé le sénateur républicain Rand Paul. Malgré la “désescalade” annoncée par Trump, un incident a secoué un peu plus tôt mardi le consulat de l’Équateur à Minneapolis. Quito a dénoncé une tentative d’incursion d’un agent de la police américaine de l’immigration dans le bâtiment, rapporte Axios. Un peu plus tard mardi, l’élue démocrate Ilhan Omar, très régulièrement ciblée par Trump, a été interrompue lors d’une réunion publique à Minneapolis par un homme qui a projeté un liquide sur elle, avant qu’il ne soit plaqué au sol.
Au moins 12 morts dans une série de frappes russes. Dans la région de Kharkiv, dans le nord-est, un drone russe a touché un wagon d’un train de voyageurs avec près de 200 personnes à bord, faisant au moins cinq morts. Avant cette frappe, la région d’Odessa, dans le sud, avait déjà essuyé une attaque d’une cinquantaine de drones, selon les autorités locales. Les corps de trois personnes ont été retrouvés sous les décombres dans la ville même d’Odessa. Selon la défense antiaérienne ukrainienne, un total de 165 drones russes ont été lancés contre le pays dans la nuit de mardi à mercredi, dont 135 ont été abattus. D’après une nouvelle étude publiée mardi par le Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington, le nombre de soldats russes et ukrainiens tués, blessés ou portés disparus est en passe d’atteindre les deux millions d’ici ce printemps. “Un bilan stupéfiant”, note le New York Times qui rappelle que depuis le début du conflit, “les pertes humaines sont difficiles à établir avec précision, la Russie étant soupçonnée de sous-estimer systématiquement le nombre de ses morts et blessés, tandis que l’Ukraine ne publie pas de chiffres officiels”.
Accord aux Pays-Bas sur la formation d’un gouvernement minoritaire. Au terme de longues négociations, le parti de centre gauche D66, victorieux des législatives d’octobre dernier, est parvenu à s’entendre avec deux partis de centre droit, le CDA et le VVD (libéral), a annoncé mardi soir la télévision publique NOS. Il lui manquera toutefois neuf sièges pour une majorité parlementaire, avec seulement 66 sièges. La formation de ce gouvernement minoritaire, un fait rare aux Pays-Bas, ouvre la voie à ce que Rob Jetten, qui dirige le D66, devienne le plus jeune Premier ministre de l’histoire du pays. “Les derniers détails restent à finaliser, mais l’accord de coalition ainsi que les plans de dépenses pour les prochaines années pourraient être présentés dès vendredi”, rapporte le NL Times.
Le gouvernement suédois veut permettre l’incarcération dès l’âge de 13 ans. Le ministre de la Justice Gunnar Strommer a annoncé qu’il allait présenter un projet de loi visant à abaisser l’âge de la responsabilité pénale de 15 à 13 ans pour les infractions graves, ouvrant la voie à des peines de prison dans certains cas. La Suède lutte depuis plus de dix ans pour endiguer la recrudescence de la violence liée à la criminalité organisée, principalement due à des règlements de comptes entre gangs rivaux et à des luttes pour le contrôle du marché de la drogue. Plusieurs autorités, dont la police, l’administration pénitentiaire et les procureurs, s’opposent toutefois au projet de loi, “certains craignant qu’il n’entraîne l’entrée d’enfants encore plus jeunes dans la criminalité”, précise la BBC.
Panne d’électricité à Berlin : l’Allemagne promet un million d’euros à qui identifiera les responsables du black-out. Le parquet et la police ont annoncé cette “récompense en échange de toute information” qui “mènera aux auteurs” du sabotage de début janvier, a dit mardi le ministre allemand de l’Intérieur Alexander Dobrindt. L’attaque avait été revendiquée par la Vulkangruppe (groupe Volcan), groupuscule dont on ne sait rien ou presque malgré des années d’activité. L’annonce du gouvernement intervient alors qu’aucun progrès dans l’enquête n’a été rendu public, près d’un mois après les faits, lorsque quelque 45 000 foyers sont restés sans courant pendant près d’une semaine. Il s’agit d’une “somme considérable”, observe le Berliner Morgenpost qui rappelle qu’“à titre de comparaison, les autorités avaient offert 100 000 euros en 2016 lors de la traque de l’auteur de l’attentat islamiste de Breitscheidplatz”.