Le 24 janvier, Catherine Trautmann a présenté la quasi-entièreté de sa liste pour la campagne des municipales à Strasbourg. Une équipe « sans étiquette unique » dont l’ex-maire de Strasbourg sera « la capitaine ». Le tout, pour incarner une liste avec plusieurs figures locales, d’ancien(ne)s adjoint(e)s de Roland Ries qui reviennent et des membres de la société civile.
« Une liste de rassemblement, d’engagement et de compétences. » Voici comment Catherine Trautmann définit sa liste, qu’elle a présentée le 24 janvier dernier. Contrairement à d’autres candidat(e)s, l’ex-maire de Strasbourg a décidé de révéler toute son équipe d’un coup.
Souhaitant « un cap clair » et « une stratégie claire », Catherine Trautmann n’a qu’une parole : « Mon équipe sera celle de la Ville, à son service. Je serais la maire de toutes et tous. » Une stratégie politique de se mettre au-dessus des partis, qui caractérise la campagne de l’ex-maire de Strasbourg depuis son lancement.
Quelques figures locales bien connues
Dans les premiers noms de la liste, on retrouve quelques figures du socialisme local. En 2e position, il y a Thierry Sother, député de la 3e circonscription du Bas-Rhin ; en 5e, 7e et 11e position respectivement, Pernelle Richardot, Céline Geissmann et Caroline Barrière, déjà élues en 2020. On peut également mentionner Françoise Bey, conseillère d’Alsace en 13e position.
Au-delà de ces personnalités politiques, un des noms les plus connus de la liste est celui de Mourad Oualit. Cheminot, il est également le président du FCOSK 06, le club strasbourgeois qui avait défrayé la chronique en atteignant les 16e de finale de la Coupe de France en 2023 et dont le sujet du soutien revenait régulièrement en conseil municipal. Côté société civile, on peut également mentionner Laure Pain : médecin de formation, elle occupera la 3e place sur la liste.
1. Thierry Sother. © Document remis ; 2. à 4. © Live conseil municipal / Captures d’écran
Le retour des ancien(ne)s
Ce qui frappe également dans la liste de Catherine Trautmann, c’est le nombre d’ancien(ne)s adjoint(e)s et élu(e)s dans les mandats de Roland Ries, à forte majorité centriste. Dans l’ordre, on y retrouve en 6e position Jean-Baptiste Mathieu, élu en 2014, Chantal Cutajar en 9e position [enchaînant après sa présence sur les listes Fabienne Keller puis Roland Ries, ndlr], et Paul Meyer et Nawel Rafik-Elmrini en 12e et 17e position après leur récent ralliement.
La Ville doit recommencer à prendre soin de ses habitantes et de ses habitants. Et cela ne peut se faire qu’avec eux.
Catherine Trautmann
Tout comme ces derniers, Mathieu Cahn fait lui aussi son retour en n°8, six ans après avoir été contraint de renoncer à sa campagne des municipales. De leur côté, Annick Neff en 43e position et Luc Gillmann en 48e position complètent la liste d’ancien(ne)s élu(e)s, rejoint(e)s par Philippe Loubry, ancien président du Parti radical de gauche Bas-Rhin en 38e position. Toutefois, pas de Thibaut Vinci, qui, contrairement à 2020, devra donc probablement faire campagne seul.
On compte enfin plusieurs personnes déjà présente sur la liste de Catherine Trautmann en 2020, comme Hakim Fadili (10), Étienne Westphal (20), Delphine Bernard (25), Elisabeth Eschenlohr (53), Noël Amedonouh (60).
© Manon Jensen / Pokaa
Une « liste sans étiquette » à l’assaut de Strasbourg
S’il reste trois noms à divulguer dans les prochaines semaines, la liste de Catherine Trautmann est désormais prête à conquérir la mairie de Strasbourg. Avec un mot d’ordre : être au-dessus des étiquettes et laisser la décision aux Strasbourgeois(es). Comme exposé dans un communiqué de presse, « la liste présentée aujourd’hui repose sur une philosophie claire : une équipe sans étiquette unique, rassemblant des parcours, des générations et des sensibilités diverses, à l’image de Strasbourg. »
La liste promet de « prendre soin et mettre en mouvement », ses deux maîtres-mots, jouant ici la corde du retour à quelque chose de rassurant et de connu. Avec, à sa barre, une capitaine expérimentée : « Je me pose en […] garante du cap et des intérêts de Strasbourg et de ses habitants, pour que nous prenions toujours les bons chemins, sans laisser personne au bord de la route. » Tout un programme.