Avec notre correspondante à Londres, Emeline Vin
Londres souhaite normaliser ses relations avec Pékin. À la clé, des contrats commerciaux qui seraient utiles pour relancer une croissance économique fort lente. Keir Starmer est d’ailleurs parti accompagné de représentants de la banque HSBC, du groupe pharmaceutique AstraZeneca et du constructeur automobile Jaguar Land Rover.
Cependant, aucun accord à prévoir dans les domaines les plus sensibles en matière de sécurité. Comme l’énergie et les voitures électriques. Des secteurs susceptibles d’être vecteurs de logiciels espions. Le Premier ministre est déjà accusé par une partie de l’opposition et de sa majorité de ne pas se montrer assez ferme face à la Chine, qui a sanctionné une dizaine de députés critiques du régime.
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Justement, Keir Starmer va devoir trouver un équilibre délicat. D’un côté, il estime que des partenaires doivent pouvoir être francs : l’ancien avocat devrait évoquer le sort de plusieurs militants pro-démocratie incarcérés en Chine ou à Hong-Kong. De l’autre, il ne s’agit pas de froisser Pékin, au risque de voir s’envoler les accords économiques. Tout en gardant en tête de ménager Donald Trump, allié imprévisible du Royaume-Uni qui désapprouve les relations trop amicales avec la Chine.
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