OCTAVIO JONES / AFP
Des manifestants opposés à la police américaine de l’immigration (ICE) se tiennent devant le bâtiment fédéral Bishop Whipple, où opèrent des agents fédéraux à Minneapolis, le 26 janvier 2026.
Alors que Donald Trump cède (très légèrement) à la pression autour de la politique migratoire américaine, un nouvel épisode est venu illustrer la tension ambiante. Mardi 27 janvier, l’Équateur a dénoncé une tentative d’intrusion d’un agent de la police américaine de l’immigration (ICE) dans son consulat à Minneapolis, un geste jugé suffisamment grave pour justifier une protestation diplomatique officielle.
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Selon le ministère équatorien des Affaires étrangères, en fin de matinée, un officier de l’ICE a cherché à pénétrer dans les locaux consulaires avant d’en être empêché par le personnel sur place, soucieux de protéger les ressortissants présents dans le bâtiment. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme au visage dissimulé insistant pour entrer, malgré les rappels explicites de l’inviolabilité du site diplomatique.
Le gouvernement de Daniel Noboa, pourtant considéré comme l’un des alliés les plus proches de Washington en Amérique latine, a adressé une note de protestation à l’ambassade des États-Unis à Quito, demandant que de tels faits « ne se reproduisent dans aucun des bureaux consulaires de l’Équateur aux États-Unis ».
La semaine dernière, la diffusion d’une photo montrant un enfant équatorien de cinq ans escorté par un agent de l’ICE a provoqué une onde de choc internationale. Un juge américain a depuis suspendu son expulsion « jusqu’à nouvel ordre », le temps de clarifier les circonstances de son arrestation, sur lesquelles autorités locales et fédérales livrent des versions opposées.
En 2025, plus de 9 500 Équatoriens ont été expulsés des États-Unis.