L’idée lui est venue comme ça ».Il a pris une carte, tracé un circuit entre routes et chemins en suivant les contours de Nantes. Dimanche 1er février, Evan Barreau, 19 ans, s’élancera de Pirmil pour avaler, à petites ou grandes foulées, 55 km. Un copain me suivra à vélo pour me ravitailler et prendre quelques photos »,souffle l’étudiant à l’école de kinésithérapie de Saint-Sébastien-sur-Loire.
Qu’on se rassure, Evan Barreau est bien préparé. Le Vendéen court, court, court depuis l’âge de 7 ans. Il a tâté de la course en club avant de rendre sa carte. Je ne me sentais pas assez libre. Je voulais faire des distances plus grandes.
Dix ans durant, il a aussi pratiqué le basket. Aujourd’hui, c’est la course qui le mène, jusqu’à cinq sessions par semaine, de 45 minutes à trois heures, autour de Saint-Sebastien, où il vit. Les environs sont particulièrement plats. Qu’à cela ne tienne, Evan Barreau galope une trentaine de fois d’affilée sur le raidillon qui mène à l’église du bourg. Les écouteurs dans les oreilles, très peu pour lui. Courir sans musique me permet de me recentrer. Ça m’aère l’esprit et je savoure le paysage.
Pour gérer le stress, le sport c’est vraiment bien
Lorsqu’il était en première année de médecine, le marathonien a vu à quel point sprinter l’a aidé à vivre cette année particulièrement exigeante. J’ai ressenti tous les bienfaits du sport. Pour gérer le stress, c’est vraiment bien.
En bon futur soignant, le jeune homme sait qu’il ne faut surtout pas se blesser en courant. Il faut prendre le temps de bien s’échauffer. Et ne pas commencer par des distances trop longues. Vous avez dit kiné ? Depuis peu, l’étudiant intègre à sa routine du renforcement musculaire.
Et la compétition ? Il en fait aussi. Le 21 décembre dernier, lors d’un trail de 35 km aux Herbiers, en Vendée, Evan Barreau a fini premier chez les espoirs de moins de 20 ans. Le 1er février, il devra tout de même cavaler 20 km de plus. Un défi qui ne l’impressionne pas. Je me sens prêt.