Affiche de soutien, avec Bassem Asseh

Affiche de soutien, avec Bassem Asseh (adjoint au maire de Nantes)

Crédit : Lily l’Abbaye

Ce mercredi 28 janvier, la ville de Nantes a accroché une affiche, en soutien à Christophe Gleizes, sur la façade du Média Campus. Le journaliste français a été arrêté en 2024 alors qu’il se rendait à l’est d’Alger pour réaliser un article sur la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), le club de football le plus titré du pays. La justice algérienne lui reproche des contacts avec des personnes liées au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé terroriste par les autorités.

Il a été condamné en appel, en décembre 2025, à sept ans de prison ferme. Christophe Gleizes s’est pourvu en cassation et espère obtenir un nouveau procès.

 

Le soutien de la Ville de Nantes

 

Pour la Ville de Nantes, cet affichage est un geste fort en faveur du journaliste, mais aussi de la liberté de la presse. Comme l’explique Bassem Asseh, premier adjoint au maire, le choix du Médias Campus n’est pas anodin : il permet de sensibiliser les jeunes et futurs reporters. « Nous l’avions déjà fait pour Olivier Dubois lorsqu’il était pris en otage par un groupe terroriste. L’affichage ici au Média Campus, à l’endroit même où de futurs journalistes travaillent en tant qu’étudiants et peut-être se préparent demain à exercer ce métier, c’est un élément important. 

Pour nous, la liberté d’expression, c’est quelque chose qui est fondamental en démocratie et donc l’aspiration démocratique des peuples, évidemment, se traduit aussi par le fait d’exercer le métier de journaliste. »

L’importance de la liberté de la presse

 

Le Club de la presse de Nantes, composé d’une centaine de journalistes, s’est joint au rassemblement. Pour ses membres, il s’agit à la fois de dénoncer une atteinte à la liberté de la presse et d’apporter un soutien moral au journaliste et à ses proches.

Pour Samuel Hauraix, co-président du Club de la presse local, »faire exister le sujet est un acte positif dans le fait de trouver une solution et de garder de l’espoir, et surtout de ne pas être en accord avec l’idée que Christophe Gleizes aille au bout de cette condamnation de 7 ans qui est complètement ubuesque.

Il faut garder de l’optimisme, et il faut aussi lui envoyer de l’optimisme parce que cette mobilisation est très importante pour qu’il garde le moral. »

Une mobilisation nationale au Bataclan

 

La ville de Nantes n’est pas la première à afficher son soutien, Bordeaux également.

Demain jeudi 29 janvier, une soirée de soutien à Christophe Gleizes et à la liberté de la presse est organisée au Bataclan, à Paris, par Reporters sans frontières, en présence notamment des artistes nantais Jeanne Cherhal et Elephanz.