Les faits –
L’un des sujets de friction entre Londres et Pékin est le sort de Jimmy Lai qui a été condamné, en décembre, pour des crimes contre la sécurité nationale. L’ancien magnat de la presse à Hong Kong, qui a la nationalité britannique, devrait connaître sa peine dans les prochaines semaines. Il risque jusqu’à la prison à vie. Keir Starmer a demandé sa libération, mais Pékin a rejeté l’appel, le qualifiant d’« ingérence flagrante » dans ses affaires intérieures.
Quelques jours après la visite remarquée du Premier ministre canadien Mark Carney à Pékin qui lui a valu d’être menacé par Donald Trump de droits de douane de 100 % si le Canada concluait un accord commercial avec la Chine, Keir Starmer arrive, mercredi, dans la capitale chinoise avec les mêmes intentions que son homologue canadien, à savoir de « redémarrer » la relation bilatérale après plusieurs années de dégradation. Premier chef du gouvernement britannique à se rendre sur le sol chinois depuis 2018, sa mission est loin d’être facile dans la mesure où il va devoir trouver le ton juste pour à la fois ne pas heurter les Etats-Unis peu enclins à voir ses alliés se rapprocher de la Chine et rassurer cette dernière qualifiée, ces dernières années, par les Britanniques de « menace pour la sécurité nationale ». Du point de vue chinois, ce voyage officiel est perçu comme une opportunité d’ajouter un nouveau coin dans les relations compliquées entre les Américains et leurs principaux partenaires occidentaux déboussolés par la politique extérieure de Washington jugée de moins en moins prévisible.
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