Municipales 2026 à Paris : un duel Dati-Grégoire acharné, des candidats en embuscade et des résultats de sondages très serrés

Les élections municipales 2026 peuvent donner lieu à un duel entre le socialiste Emmanuel Grégoire et Rachida Dati pour LR, mais d’autres candidats sont en mesure de jouer les trouble-fêtes au deuxième tour. L’issue du scrutin est incertaine selon les résultats des sondages.

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L’essentiel

  • Les élections municipales 2026 à Paris auront lieu les 15 et 22 mars. Elles sont particulièrement disputées par la gauche à la tête de l’Hôtel de Ville depuis vingt ans et la droite qui espère reconquérir la capitale.
  • Les principaux candidats aux municipales à Paris sont Emmanuel Grégoire, le socialiste est à la tête d’une union de la gauche excluant LFI représentée par Sophia Chikirou, Rachida Dati pour le camp LR, Pierre-Yves Bournazel pour le camp présidentiel et Sarah Knafo qui s’est lancée pour le parti zemmouriste Reconquête.
  • Le PS et LR souhaitent instaurer un duel lors des municipales 2026 à Paris. Si Emmanuel Grégoire et Rachida Dati sont bien donnés favoris dans les résultats des sondages, l’issue du scrutin est très incertaine et risque de dépendre de la configuration de deuxième tour et d’éventuelles alliances.
  • Emmanuel Grégoire s’est opposé à tout rapprochement avec la candidate LFI et Rachida Dati a écarté toute alliance avec Sarah Knafo, mais cette concurrence entre plusieurs listes de gauche et de droite risque de diviser les voix des électeurs et d’entraîner la défaite dans un camp comme dans l’autre.

Dernières mises à jour

13:41 – « Diviser par deux » les effectifs municipaux permettrait d’économiser milliards d’euros selon Sarah Knafo

Une des grandes lignes du programme de Sarah Knafo, candidate Reconquête aux municipales à Paris est de réaliser « 10 milliards d’euros d’économies en dix ans », un montant équivalent à la dette actuelle de la capitale. Un objectif ambitieux que la candidate juge atteignable, en partie grâce à une réduction drastique des effectifs de la ville. Sarah Knafo a indiqué sur Franceinfo ce mercredi vouloir « diviser par deux » le nombre d’agents, actuellement au nombre de 55 000 à Paris. La mesure rapporterait, selon elle, « trois milliards d’euros d’économies nettes ». Voyant venir les critiques sur des effectifs insuffisants dans certains secteurs, la candidat assure protéger « deux domaines prioritaires : la petite enfance et la police municipales » qui seraient au contraire renforcer. Cela sous-entendrait toutefois de réduire davantage les effectifs d’autres services pour renforcer ces deux-là.

11:49 – Emmanuel Grégoire saisit l’Arcom sur le temps de parole de Rachida Dati

Le candidat du PS aux élections municipales à Paris, Emmanuel Grégoire, a saisi l’Arcom, l’autorité régulatrice de l’audiovisuel, pour dénoncer une surexposition de sa rivale de droite, Rachida Dati, dans les médias par rapports aux autres candidats. « Depuis plusieurs semaines, Rachida Dati bénéficie d’une exposition médiatique particulièrement intense sur de nombreux médias audiovisuels, et tout particulièrement sur les chaînes d’information en continu », écrit la socialiste dans une lettre adressée au président de l’Arcom, Martin Ajdari, rapporte l’AFP. Selon lui, « les interventions publiques répétées » de Rachida Dati « s’inscrivent, de manière évidente, dans une logique de promotion politique personnelle » et constitue un « déséquilibre manifeste » du traitement médiatique des candidats aux élections.

27/01/26 – 19:16 – Dati estime qu’il y a des « zones de non-droit » à Paris

Rachida Dati a évoqué de nombreux sujets lors de son passage sur le plateau de BFMTV et elle a estimé que certains quartier de Paris étaient devenus des « zones de non-droit » ainsi qu’un « espace public confisqué aux femmes de manière totalement assumée ». Un constat sur lequel elle compte agir avec des mesures détaillées dans un entretien au Figaro donné le mois dernier. Parmi ses mesures, elle prévoit la mise en place d’un corps de 5 000 policiers municipaux « armés et formés à la lutte contre la délinquance au quotidien ». L’objectif affiché est d' »en finir avec le déni » et de « rétablir l’autorité partout ».

27/01/26 – 17:09 – Pierre-Yves Bournazel attaque Rachida Dati sur la peine d’inéligibilité qu’elle encourt

Invité de Sud Radio ce mardi, Pierre-Yves Bournazel a évoqué le renvoi en correctionnel de sa concurrente Rachida Dati soupçonnée de corruption et trafic d’influence aux côtés de Carlos Ghosn, un « tabou » de la campagne municipale qui est pourtant un « sujet démocratique » selon lui. La maire du VIIème arrondissement de Paris est « passible d’une peine de prison ferme » et « d’une peine d’inéligibilité » souligne le candidat du camp présidentiel : « Ce qui ferait que la maire de Paris élue, si elle devait être élue maire de Paris, ne le serait plus quelques mois plus tard ». Des arguments avancés comme pour discréditer la candidature de Rachida Dati : « La question démocratique, c’est pour les Parisiens, est-ce qu’on fait prendre ce risque pour Paris, pour son image ? Et qui serait maire à sa place ? Parce qu’être maire, ça ne se fait pas dans le dos des Parisiens ».

Mais la principale intéressée s’est dite « très confiante » à l’approche du procès sur le plateau de BFMTV lundi soir, elle assure n’avoir « jamais été mise en cause pour de l’argent public », mais uniquement dans le cadre de son contrat d’avocate. « Ma probité n’a jamais été mise en cause », a-t-elle assuré.

27/01/26 – 15:29 – Dati promet un Paris propre en « une semaine » si elle est élue aux municipales 2026

« Je suis élue maire de Paris le 22 mars, le 23, la première semaine le changement, vous le voyez. D’abord une ville propre », a assuré Rachida Dati lundi soir sur le plateau de BFMTV. La candidate de la droite n’a cessé de répéter que « Paris est sale » et même « de plus en plus sale » alors jusqu’à parler de « secteurs totalement insalubres ». Un reproche de plus fait à Anne Hidalgo et auquel elle soutient pouvoir remédier rapidement estimant que c’est avant tout « une question d’organisation et de coordination ». Comment ? En privatisant annonce Rachida Dati. Selon elle, il faut revoir la collecte des déchets qui est « un vrai métier avec des enjeux écologiques » : « Moi, j’assume de dire que la collecte, il faut la privatiser, c’est pas le boulot d’un maire ».

27/01/26 – 13:22 – Dati tranche la question d’une alliance politique avec Knafo

Rachida Dati et Sarah Knafo vont-elles faire campagne ensemble pour les municipales à Paris au premier ou au second tour ? La question a souvent été posée à la candidate LR, mais c’est seulement lundi soir qu’elle a tranché : cela n’arrivera pas. Invitée sur BFMTV, la maire du VIIème arrondissement a assuré « ne pas être dans les accords d’appareil » et a écarté l’hypothèse d’une alliance. Un choix qu’elle a justifié par les déclarations passées d’Éric Zemmour à son égard, jugeant que Sarah Knafo et Eric Zemmour « c’est le même parti, [donc] les mêmes idées ». Ce dernier lui avait notamment reproché en 2016 d’avoir appelé sa fille Zohra, un « prénom musulman ».

26/01/26 – 17:50 – Grégoire pointe la « brutalité de LFI vis-à-vis de la gauche »

Invité d’Europe 1 et CNews ce lundi, Emmanuel Grégoire est revenu sur l’alliance formée à gauche pour l’élection municipale 2026 à Paris félicitant une « vaste union ». Il a également expliqué l’absence de LFI dans cette union en pointant des accointances entre Sophia Chikirou et Rachida Dati : « Elles se connaissent très bien et échangent régulièrement. Tout le monde sait leur relation », a assuré le candidat socialiste. Mais il évoque aussi « une brutalité de LFI vis-à-vis de la gauche en général et du parti socialiste en particulier ». Il y a pourtant d’anciens membres de LFI dans l’alliance de la gauche à Paris à l’instar de Danielle Simonnet. « La question est : qui est capable de faire des efforts au profit de l’union de la gauche ? Mélenchon ne le peut pas mais tous ceux qui m’accompagnent le peuvent., a-t-il indiqué à ce sujet.

26/01/26 – 15:49 – Chikirou et Dati alliés pour battre Grégoire ?

Rachida Dati et Sophia Chikirou n’ont a priori rien en commun si ce n’est leur engagement politique et leur candidature à la mairie de Paris. Pourtant, certains stratèges politiques croient à l’existence d’une amitié entre les deux femmes ou du moins d’une possible entente entre elles pour battre le candidat socialiste, Emmanuel Grégoire. « Elles se parlent, elles sont potes. Dati, vous lui envoyez un SMS, elle répond aussitôt », glisse un socialiste au Parisien.

« Je ne dirais pas que Rachida Dati et Sophia Chikirou sont amies. Elles ont des échanges cordiaux », corrige une proche de la ministre qui fait remarquer que les deux femmes « sont aussi toutes les deux attaquées sur leur caractère », mais n’évoque aucune entente.  Du côté de l’insoumise, on juge Rachida Dati « respectueuse », mais on dément une quelconque amitié. « Je ne la vois qu’à l’Assemblée nationale, peut-être cinq ou six fois. Je l’ai sollicitée deux fois, une fois pour un sujet sur ma circonscription, une autre fois pour une proposition de loi, elle ne m’a jamais répondu, confie la députée LFI. Je n’ai jamais pris un café avec Rachida Dati et je n’ai pas besoin d’un deal avec elle, je suis le bon profil pour la battre », assure Sophia Chikirou. Et la candidate insoumise de s’estimer capable de battre Rachida Dati et de conquérir l’électorat populaire visé par les deux femmes.

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Tous les candidats aux municipales de Paris

  • Liste Lutte ouvrière : Marielle Saulnier
  • Liste NPA – Révolutionnaires : Blandine Chauvel
  • Liste LFI : Sophia Chikirou
  • Liste d’union PS, Ecologistes, PCF, Place publique : Emmanuel Grégoire
  • Liste Horizons et Renaissance : Pierre-Yves Bournazel
  • Liste LR soutenue par le MoDem : Rachida Dati
  • Liste divers droite : Francis Szpiner
  • Liste Reconquête : Sarah Knafo
  • Liste RN : Thierry Mariani

Grâce à l’alliance de la gauche, Emmanuel Grégoire se hisse en tête des résultats du premier tour de l’élection municipales à Paris selon le sondage Ifop-Fiducial pour Le Parisien, LCI et Sud Radio publié le 24 janvier. Une tendance déjà observé dans la précédente étude Elabe-Berger-Levrault pour  La Tribune Dimanche  et BFMTV du 10 janvier. L’écart est toutefois réduit à 4 points : le PS est crédité de 32% des intentions de vote, contre 28% pour Rachida Dati. L’un et l’autre distancent largement les concurrents sans les priver d’une qualification au deuxième tour : le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel se maintient à 14% après une perte de 2 points et l’insoumise Sophia Chikirou reste à l’eau avec 11% des intentions de vote. Une cinquième candidate flirte et se rapproche de la barre des 10% qu’il faut atteindre pour concourir lors du deuxième tour.




Des scores qui rendent plusieurs scénarios possibles et donc l’issue du scrutin des municipales 2026 difficiles à anticiper à Paris. Les résultats des hypothèses testées par le sondage Ifop-Fiducial évoluent en fonction des désistements et des éventuels reports de voix. Dans une triangulaire entre Grégoire, Dati et Bournazel, le candidat socialiste est donné gagnant avec 43% contre 41% pour la maire du VIIème arrondissement. Dans une triangulaire Grégoire, Dati, Chikirou, c’est la candidate de droite qui est donnée victorieuse avec 45% contre 41% pour son rival socialiste. 


Les deux candidats sont en revanche donnés à égalité dans l’hypothèse d’un quadrangulaire face à Chikirou et Knafo avec 38% des intentions de vote chacun. Même chose en cas de duel, les deux prétendants à la mairie de Paris pourraient engranger 50% des voix chacun… 


Les sondages ne sont qu’un reflet d’une tendance à un instant T et ne présument pas de l’issue des élections. L’étude de l’Ifop étude a été réalisée du 20 au 23 janvier 2026, auprès d’un échantillon de 988 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1 080 personnes, représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus.




Le Parlement a définitivement adopté la réforme du scrutin municipal, à Paris, Lyon et Marseille, jeudi 10 juillet. Pour les trois plus grandes villes de France. Jusqu’ici, les électeurs votaient pour une liste de conseillers dans chaque arrondissement ou secteur. Les élus qui étaient placés en haut de cette liste entraient au conseil municipal de la ville et élisaient ensuite le ou la maire.


Avec ce nouveau suffrage, les électeurs voteront pour leur conseiller municipal comme dans toutes les autres communes de France. Il y aura ensuite une élection distincte pour élire les maires d’arrondissement. Cela se passe le même jour, avec deux urnes différentes. Les électeurs auront ainsi un bulletin de vote pour élire les conseillers d’arrondissement, qui éliront ensuite parmi eux le ou la maire d’arrondissement ; un bulletin pour élire les membres du Conseil de Paris, qui éliront ensuite parmi eux le ou la maire de Paris.


Au Conseil de Paris, la liste qui obtient la majorité absolue au premier tour ou arrive en tête au second tour obtient 25 % des sièges automatiquement, les sièges restants sont répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des voix.


Dans les conseils d’arrondissement, la liste qui obtient la majorité absolue au premier tour ou arrive en tête au second tour obtient 50% des sièges automatiquement, les sièges restants sont répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des voix.