Capture d’écran TMC
Fidèle a lui-même, le comédien français s’est permis un discours tout en modestie (ou pas) au moment de recevoir le Q d’Or du showman de l’année.
EN BREF • Laurent Lafitte a été récompensé aux Q d’Or 2026 pour son rôle dans La Cage aux folles au théâtre et son année prolifique au cinéma (La Femme la plus riche du monde, Classe moyenne…).
• Sur le plateau de Quotidien, il a livré un discours plein d’humour, se moquant notamment du prix du showman de l’année qu’il venait de recevoir.
• L’ancien pensionnaire de la Comédie française sera notamment à l’affiche du film Alter ego en 2026.
Parangon d’humilité. Quelques heures avant de décrocher une nouvelle nomination aux César pour son rôle dans La Femme la plus riche du monde, l’acteur Laurent Lafitte a reçu mardi 27 janvier un prix peut-être moins prestigieux, mais qui lui a donné l’opportunité de prononcer un discours hilarant.
Lors de la cérémonie des Q d’Or 2026 de l’émission Quotidien, le comédien a en effet reçu le prix du showman de l’année. Un Q d’Or qui lui a été remis pour son année plus que complète, entre sa participation à la nouvelle adaptation de La Cage aux folles au Théâtre du Châtelet et ses nombreuses apparitions au cinéma, que ce soit dans Classe moyenne, La Femme la plus riche du monde ou T’as pas changé.
Sur TMC, le lauréat en a donc profité pour délivrer un discours plein d’humour et particulièrement modeste (ou pas). « Je suis super honoré de recevoir ce Q d’Or du… showman. Je ne connaissais pas cette catégorie », lâche d’abord, amusé, l’ancien pensionnaire de la Comédie Française.
« Je remercie toutes les équipes de Quotidien. Pour une fois que je ne couche pas pour rien », glisse alors le comédien devant un Yann Barthès hilare. « Généralement, c’est quand je couche que je me sens redevable, moi. Mais là, c’est l’inverse, bref, c’est un autre sujet », plaisante-t-il.
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Totalement lancé, Laurent Lafitte poursuit en se questionnant sur la signification de cette catégorie. « Je ne sais pas trop ce que ça veut dire showman, parce que moi j’ai l’impression à chaque fois de faire juste mon travail d’acteur, quoi. Alors, c’est vrai que je m’illustre autant sur scène, qu’au cinéma, que je passe avec facilité du drame à la comédie, que je chante, je danse… Je fais régulièrement un excellent maître de cérémonie. Et je ne suis pas le plus moche de la bande donc j’essaye de faire tout ça avec humilité. Donc je suis très mal à l’aise avec les prix », enchaîne-t-il dans un délicieux exercice d’ego trip.
« Ce Q d’Or est une entreprise de destruction de ma personne »
Et à en juger par les rires de Jonathan Cohen, Leïla Bekhti et Malik Bentalha, son discours a fait mouche. « Je pense évidemment à tous les gens qui comptent vraiment, ceux qui n’ont pas eu (de prix) évidemment, tous ceux pour qui cela peut paraître un peu dérisoire. Toutes celles et ceux qui s’engagent pour la paix, le climat, les injustices partout dans le monde et qui restent dans l’ombre, parce que malheureusement ils n’ont jamais pensé à devenir acteur. C’est vraiment trop con, quoi », surenchérit le comédien.
« Si je devais choisir entre un Q d’Or et un Oscar, je prendrais le Q d’Or. Et je ne dis pas ça uniquement pour faire plaisir à Yann (Barthès, présentateur de Quotidien, NDLR). Je le dis aussi… par politesse », ajoute Laurent Lafitte, qui est encore loin d’en avoir fini : « Ce qui m’angoisse le plus à part Donald Trump et les deux stades de foot de forêt amazonienne qui brûlent toutes les 30 secondes, c’est que vous me remettez ce prix pour trois films et une comédie musicale si j’ai bien compris. Donc ça veut dire que si je veux en avoir un autre, qu’est-ce qu’il faut que je fasse ? En fait, vous voulez ma mort ! »
« Ce Q d’Or est une gigantesque entreprise de destruction de ma personne… Mais ce n’est pas grave, j’ai le sens du sacrifice : je suis un peu le Nelson Mandela des Awards. Et j’accepte donc ce prix avec joie et abnégation, merci ! », conclut-il. Déjà dans tous les bons coups en 2025, il le sera encore en 2026. D’ici quelques semaines, il sera à l’affiche de la comédie Alter Ego, où il ne campera pas un, mais deux rôles principaux au côté de Blanche Gardin, Marc Fraize et Olga Kurylenko.