Six mois d’une mission prospective « flash », une cinquantaine d’entretiens et au final 31 recommandations. À l’initiative du préfet de Nouvelle-Aquitaine, trois experts ont planché sur les contours du Grand port maritime de Bordeaux (GPMB) à l’horizon 2050. « Il ne s’agit pas de remettre en question le projet stratégique 2026-2030, mais de voir plus loin », pose d’emblée Catherine Rivoallon Pustoc’h, inspectrice générale de l’environnement et du développement durable et ex-présidente du port de Paris. L’an dernier, la plateforme a enregistré un trafic de 6,18 millions de tonnes, en baisse de -1 % sur un an.
Le 7e port français, qui s’étire sur 100 kilomètres et dispose de sept terminaux, a été examiné sous tous les angles par cette mission prospective. Et s’il en ressort que « le port a fait preuve de dynamisme dans les partenariats et d’opiniâtreté dans le développement des différentes filières », les rapporteurs recommandent de faire bloc :
« Il nous est apparu comme une évidence que chacun travaille bien de son côté mais a du mal à travailler sur une vision commune. »
Une union sacrée autour du port
D’où la première proposition de créer une « task force », une forme d’union sacrée composée du préfet, des collectivités, des présidents du conseil de surveillance et du directoire du port qui pourraient se retrouver une fois par trimestre. « La task force ne doit pas être vue comme une strate supplémentaire qui ralentirait le processus, mais comme un point d’étape pour partager les ambitions sur le long terme, mettre en musique les différents projets et les accompagner par une enveloppe financière », explique Catherine Rivoallon Pustoc’h.