Par
Rédaction Paris
Publié le
28 janv. 2026 à 15h37
Le Parlement a donné son feu vert ce mercredi 28 janvier 2026, rendant officielle la nomination de Xavier Piechaczyk comme nouveau PDG de la RATP, exploitante de la majorité des réseaux de transports en commun franciliens. Il était jusque-là président de RTE, entreprise qui gère le réseau français d’électricité à haute tension.
Sûreté des voyageurs et ouverture à la concurrence
Le successeur de l’ancien Premier ministre Jean Castex a reçu 74 % de votes positifs de la part des sénateurs votants de la Commission du développement durable, et 65 % des suffrages des députés devant lesquels il a été auditionné, indiquent les résultats du scrutin transmis à l’AFP.
Tout en déclarant vouloir « poursuivre le travail développé par Jean Castex » sur le dialogue social et l’attractivité des métiers, Xavier Piechaczyk a souligné mercredi devant les députés le besoin de renforcer « la sûreté des voyageurs » et des personnels, afin de lutter contre l’insécurité dans les transports. « Huit actes de violence par jour sur un réseau RER ou sur un réseau métro ce n’est pas satisfaisant », a-t-il jugé.
L’entreprise publique qui n’a jusqu’à présent connu en France que le monopole, est désormais confrontée à l’arrivée progressive de la concurrence notamment sur le réseau de bus francilien. Elle conserve cependant la gestion de 80 % des lots de ligne ouverts d’autres entreprises par Île-de-France Mobilités (IDFM).
« Être attentif aux conditions de travail »
« Le premier travail du PDG est d’être attentif aux conditions précises de transfert et de travail » des salariés qui seront amenés à être transférés vers d’autres opérateurs au fil des appels d’offres, a déclaré Xavier Piechaczyk devant les députés, en précisant que « quatre bascules de salariés sont prévues entre le premier mars et le premier novembre 2026 de cette année ».
Il prévoit aussi de préparer la prochaine étape d’ouverture à la concurrence, celle des tramways prévue en 2030, puis celle des RER et du métro vers 2040.
Parallèlement, pour compenser les pertes de chiffre d’affaires induites par le fait de devoir céder certaines de ses activités franciliennes, le groupe envisage de participer à des appels d’offres sur l’ouverture à la concurrence ferroviaire en France « mais sans moins-disance sociale », selon le nouveau PDG.
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Le groupe a ainsi déjà remporté l’exploitation de « l’étoile de Caen », le réseau régional de trains autour de l’agglomération normande qu’il exploitera en remplacement de la SNCF à partir de 2027.
Avec AFP.
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