Lancés aux États-Unis par Matt Groening en 1989 sur la chaîne Fox, Les Simpsons connurent un succès immédiat dès leur lancement. Son ton décalé et son humour caustique ont fait de cette satire de la société américaine l’une des séries d’animation les plus connues au monde. Pourtant, rien ne semble avoir bougé à l’écran depuis près de 40 ans pour cette famille américaine moyenne, du moins ni l’âge des personnages, ni leur métier, ni les relations qui les unissent. Mais si le cadre de la série semble être resté identique, le fond, lui, évolue au gré des époques. Un paradoxe relevé par Romain Nigita dans son essai Les Simpson ou le paradoxe du donut intemporel qui vient de paraître aux éditions Playlist Society :

«  C’est justement ça qui est passionnant, c’est que c’est une série qui reste intemporelle dans le sens où on peut aujourd’hui revoir les premiers épisodes et toujours y trouver des choses pertinentes sur la vie, la famille, sur le fait d’être confrontés à des hommes politiques pas toujours très honnêtes ou sur les problèmes d’environnement. Et pour autant, on a des nouvelles problématiques qui apparaissent dans des épisodes récents : ils sont confrontés à l’intelligence artificielle ou par exemple au mouvement Refund the police aux Etats-Unis. C’est ce mélange d’actualité et d’intemporalité qui fait qu’on peut toujours continuer à regarder Les Simpson, toujours comprendre la série, même si on ne les a pas suivi depuis très longtemps. »

Les brèves du jour :

  • En plein Fipadoc (Festival international de programmes audiovisuels documentaires) de Biarritz, le secteur livre ses inquiétudes dans une tribune : Signée par les sept principales organisations qui régissent la profession, cette tribune liste l’ensemble des sujets qui fragilisent aujourd’hui la production de documentaires en France. En tête des inquiétudes : la baisse de budget de 80 millions d’euros subie par France Télévisions en 2026 qui va fortement réduire la création de nouveaux programmes documentaires. À cela s’ajoute les nombreuses attaques politiques contre le service public et le CNC, le manque de programmation de documentaires sur les chaînes des groupes privés tels que TF1 ou M6 ou encore le peu de diversité thématique dans les programmes diffusés par les plateformes de streaming centrées principalement sur les faits divers ou le sport. Autant d’éléments qui laissent de moins en moins de place à la production de documentaires et qui, selon les signataires, fragilisent la démocratie.
  • Le label “Capitale française de la culture” ne sera pas décerné cette année : Créé en 2019 par le ministère de la Culture, ce label désigne une ville de taille moyenne qui promeut la transmission culturelle et artistique et lui offre une donation d’un million d’euros. Décerné tous les deux ans depuis 2022, le label n’a été remis pour l’instant qu’à Villeurbanne puis à Montbéliard. On attendait donc logiquement une troisième capitale pour l’année 2026 mais aucun appel à candidature n’a été lancé par le ministère qui a par ailleurs supprimé la périodicité bisannuelle du label. Il n’y aura donc pas de “Capitale française de la culture” cette année, et aucune information n’a été donnée sur la poursuite du label dans les années à venir.