Le syndicat Sud collectivités territoriales de la Ville de Grenoble annonce avoir déposé un prévis de grève reconductible à compter du jeudi 29 janvier 2026. Une décision prise à la suite d’une assemblée générale tenue le 14 janvier, ayant réuni des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsems), des agents d’entretien et de restauration, ainsi que des animateurs de la direction Enfance jeunesse éducation, indique l’organisation syndicale par voie de communiqué.
Mouvement de grève des agents de la Ville de Grenoble (en 2021). © Joël Kermabon – Place Gre’net
« La liste des revendications est longue, et chacune d’entre elles est légitime », déclare Sud. Le syndicat dresse en effet un inventaire sans appel : « Épuisement au travail, sous-effectifs chroniques, école inclusive au rabais, salaires dérisoires, métiers dévalorisés, entraves aux droits syndicaux, menaces de suppressions de postes », énumère-t-il. Ce avant d’ajouter : « Ces femmes et ces hommes qui assurent au quotidien l’accueil, l’éducation, la restauration et le bien-être de nos enfants méritent mieux que le mépris et l’indifférence. »
Mais Sud espère toucher les agents territoriaux au-delà des seuls personnels en charge du scolaire. « Les agent·es de la Ville de Grenoble subissent globalement la même logique d’austérité, de restriction budgétaire et de dégradation des conditions de travail », estime en effet le syndicat.
Celui-ci lance ainsi « un appel solennel » aux autres agents et organisations syndicales afin de soutenir le mouvement du 29 janvier 2026 et « pour que l’ensemble des agent.es de la ville puissent elles et eux aussi faire grève pour leurs propres droits ».
