Par
Thomas Blanc
Publié le
28 janv. 2026 à 17h20
Le 20 janvier 2026 est paru le palmarès du baromètre Arthur Loyd, une étude qui se veut comme un outil « factuel de mesure de l’attractivité des métropoles » et qui « permet d’identifier [leurs] forces et vecteurs d’amélioration » grâce à 75 critères.
Elle classe Strasbourg en 4e position des métropoles de plus de 500 000 à 1 million d’habitants, juste derrière Rennes et Grenoble, voici pourquoi.
Strasbourg en haut du classement grâce à des atouts structurels importants
Chaque année, depuis au moins six ans, Strasbourg et sa métropole se classent 3e ou 4e du baromètre Arthur Loyd, ce cabinet spécialisé en immobilier d’entreprise.
Selon Cevan Torossian, directeur du département Études & Recherche d’Arthur Loyd, la capitale alsacienne et sa zone d’influence réussissent à se classer si bien « grâce à des atouts structurels qui portent la ville ».
Parmi les atouts de Strasbourg, on peut compter l’ouverture internationale car elle est 1er de sa catégorie en transports nationaux, 3e sur les transports en commun et également 3e en enseignement supérieur. Le cadre environnemental lui est aussi très bénéfique pour son attractivité.
Cevan Torossian
Directeur du département Études & Recherche d’Arthur Loyd
Des indicateurs conjoncturels en berne
Mais, ce qui empêche Strasbourg de monter plus haut dans le classement et devancer Grenoble, Rennes et Montpellier, ses principales concurrentes, « ce sont les indicateurs de résilience et croissance économique », indique M. Torossian.
Sur ce thème, Strasbourg est 10e de sa catégorie. Selon l’expert, « c’est le reflet d’indicateurs économiques qui se dégradent ». On compte parmi eux, l’accueil des entreprises et l’immobilier professionnel où Strasbourg recule assez fortement en passant de la 3e place en 2024 à la 8e place.
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Un sujet pris en main par les candidats aux municipales
En termes d’emploi, Strasbourg vit « une amorce de baisse de l’emploi privé et de la création d’entreprises depuis 2023 », un effet qui touche presque toutes les métropoles du pays.
Le sujet a d’ailleurs fait son entrée dans le cadre des élections municipales 2026. Catherine Trautmann, la candidate du Parti socialiste a annoncé que dans l’hypothèse de son élection, elle créerait un conseil eurométropolitain de l’économie. Le but annoncé : « remettre l’économie au service de la société […] dans une ville où les mots attractivité et développement ont été bannis ».
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