Vingt ans après avoir symbolisé l’excès du nu metal, Limp Bizkit opère un retour remarqué. Wes Borland revient sur la chute du groupe dans les années 2000 et sur le regain d’intérêt dont il bénéficie aujourd’hui.
Du sommet au rejet
Dans un entretien avec Metal Hammer, Wes Borland revient sur l’impact de Chocolate Starfish and the Hot Dog Flavored Water, sorti en 2000. Propulsé par le succès de Significant Other, l’album s’écoule à plus d’un million d’exemplaires dès la première semaine. Mais cette surexposition médiatique devient vite un fardeau : “Il a fallu du temps aux gens pour digérer à quel point on était omniprésents.”
La lassitude du public, les polémiques — notamment à Woodstock 1999 et Big Day Out 2001 — et les tensions internes provoquent un net déclin. Borland quitte le groupe en 2001, alors que les critiques s’intensifient. À son retour en 2004, le virage est déjà amorcé. Les albums suivants, dont Results May Vary, peinent à susciter l’adhésion.
Un retour en force
Depuis le début des années 2020, Limp Bizkit retrouve une place plus sereine. Le groupe attire un nouveau public et semble réconcilié avec son passé : “Aujourd’hui, les gens peuvent apprécier le groupe pour ce qu’il est. J’adore chaque concert.”
Malgré la disparition de Sam Rivers en octobre 2025, Limp Bizkit poursuit sa tournée avec Richie Buxton à la basse. Le groupe se produira notamment au Hellfest 2026, preuve d’un retour durable sur le devant de la scène.