Le forfait de Nicolas Saint Ruf ne prive pas seulement l’AS Nancy Lorraine d’un leader ; il déstabilise tout l’édifice de Pablo Correa. Entre repositionnements forcés et perte de repères au milieu, ce vide défensif fragilise l’équilibre collectif. Analyse d’un casse-tête tactique majeur.
L’impact de Nicolas Saint Ruf dépasse largement ses interventions défensives. En apportant une sérénité et une lecture de jeu essentielles à l’arrière-garde, le défenseur central s’imposait comme l’assurance vie du Onze nancéien. Son absence a contraint Pablo Correa à un choix cornélien : faire reculer Maxence Carlier d’un cran.
Si Carlier dépanne avec métier en défense, son départ du milieu de terrain crée une onde de choc immédiate. Véritable métronome de l’entrejeu, il offrait une liberté précieuse à Jérémy Gélin et Teddy Bouriaud. Sans ce profil régulateur à leurs côtés, les deux milieux semblent orphelins, peinant à dicter le tempo et à assurer les transitions.
Cette redistribution des rôles, subie plus que choisie, fragilise la colonne vertébrale de l’ASNL. Entre une défense moins expérimentée et un milieu qui cherche son nouveau souffle, le rendement actuel, en deçà des attentes, trouve ici une explication logique. Le collectif pourra-t-il s’adapter avant le retour de son patron ? Laurent Pilloni et ses débatteurs s’y attardent dans 100% ASNL.
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