Par

Lisa Rodrigues

Publié le

28 janv. 2026 à 18h00

D’après le dernier (et pour le moment unique) sondage sur les intentions de vote pour les municipales de Grenoble, le candidat LFI Allan Brunon est crédité de 12 % des suffrages au premier tour, derrière Alain Carignon (divers droite) et Laurence Ruffin (majorité sortante écologiste).
Alors que LFI ne cache pas son ambition de faire élire des maires insoumis, Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, se rend jeudi 29 janvier dans la capitale des Alpes pour soutenir Allan Brunon. Et assume la liste autonome du parti, alors que les Insoumis étaient jusque-là alliés de la majorité.

Une alliance possible avec la liste de Laurence Ruffin au 2nd tour

Pour Manuel Bompard, « la liste écologique n’est pas en mesure de mobiliser » suffisamment pour gagner Grenoble, après des échanges infructueux sur un potentiel programme commun. La liste LFI est ainsi présentée comme un moyen de « maintenir la ville à gauche« .

Un mantra que le parti mélenchoniste compte suivre au second tour, puisqu’il ne ferme pas la porte à une alliance avec les autres listes de gauche, à Grenoble comme ailleurs. Sous conditions.

Partout où nous serions en tête au premier tour à gauche, on proposerait le rassemblement au 2ᵉ tour. Évidemment, si ce n’est pas nous qui sommes en tête, c’est à notre liste de prendre ses responsabilités. On fera toujours le nécessaire pour empêcher la victoire de la droite ou de l’extrême droite.

Manuel Bompard
Coordinateur de LFI

Les bons scores de LFI aux dernières élections

À Grenoble, Allan Brunon est en course pour se hisser au second tour.

De là à imaginer que la ville passe sous bannière LFI ? Oui, à en croire Manuel Bompard, qui s’appuie sur les derniers scores du parti lors de la présidentielle en 2022 (arrivé en tête au 1er tour avec 28,37 %) et des européennes en 2024 (arrivé en tête avec 21,87 %).

« Il y a un potentiel électoral à Grenoble aujourd’hui pour les idées de La France insoumise qui laisse ouvert un chemin », veut croire le coordinateur du parti.

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Des propos trop radicaux ? 

La campagne grenobloise est aussi marquée par des actes de violence, dont certains à l’encontre d’Allan Brunon. Dernièrement, son local a été visé par des impacts de balles. À l’inverse, d’autres candidats ont aussi dénoncé des propos parfois « radicaux » de la part de l’Insoumis grenoblois.

Parmi ces propos, la promesse d’Allan Brunon de « ne pas faire la chasse aux dealers » s’il arrive à la mairie. « Il a raison de le dire, la lutte contre la criminalité organisée n’est pas une prérogative de la police municipale », souligne Manuel Bompard.

Et de relancer l’appel de la classe politique grenobloise à une hausse des effectifs de la police nationale sur le territoire. 

« On ne va pas supprimer toutes les caméras »

L’autre sujet, ce sont les caméras de vidéosurveillance à Grenoble. Comme le maire écologiste actuel Éric Piolle, LFI n’est pas favorable à l’extension du parc de caméras. 

Pour autant, « on ne dit pas qu’on va supprimer toutes les caméras du jour au lendemain », balaie Manuel Bompard. En revanche, il plaide pour « un moratoire » sur le sujet. Une position que défend également Allan Brunon.

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