- Selon Emmanuel Grégoire, les bouchons ne sont plus aussi importants qu’avant à Paris.
- C’est bien le cas sur le périphérique, pour l’année dernière.
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L’info passée au crible des Vérificateurs
À moins de deux mois des élections municipales, la bataille pour Paris est lancée. Les candidats déclarés à la succession d’Anne Hidalgo (nouvelle fenêtre) commencent à s’inviter dans les médias pour défendre leur programme. Interrogé sur la politique menée par l’actuelle maire de Paris concernant la voiture à Paris, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche, a défendu son bilan, notamment en termes de pollution et de densité de circulation.
« Aucune étude sérieuse ne conteste la baisse de la pollution à Paris. Il y a même une étude qui vient de sortir qui dit que les embouteillages ont baissé », a déclaré Emmanuel Grégoire, le 26 janvier sur le plateau (nouvelle fenêtre) de la chaîne. « Je me fie à la science et la science dit que la pollution a baissé, que la circulation a baissé, que même les embouteillages ont baissé. C’est ça la réalité. »
Une étude sur le périphérique
Dans cet extrait, le candidat socialiste à la mairie de Paris renvoie à une étude bien précise. Celle conduite par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) sur le périphérique, d’octobre 2024 à juin 2025 et donc depuis son passage aux 50km/h (nouvelle fenêtre). Des premiers résultats positifs avaient été publiés à la fin 2024 par l’agence, que TF1info avait relayés (nouvelle fenêtre). Sur une période plus longue donc, entre octobre 2024 et juin 2025, et par rapport à la même période en 2022-2023, l’Apur constate (nouvelle fenêtre) une « baisse du trafic (-4%) », ainsi qu’une « réduction des heures d’embouteillages (-14%) ».
En revanche, sur l’été 2025 (juillet et août), comparé cette fois à l’été 2023 puisque 2024 n’est pas une année de référence avec la circulation liée aux Jeux olympiques, l’Apur relève une « légère baisse du trafic (-7 %) » mais une « augmentation des heures d’embouteillages (+14%) ». Une hausse qui serait principalement causée par des travaux réalisés durant la pause estivale, à l’entrée de l’autoroute A6.
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Reste que Paris traîne une mauvaise réputation à l’échelle planétaire. Elle est la neuvième ville la plus embouteillée au monde, et la troisième en Europe, avec 90 heures passées en moyenne dans les bouchons sur l’année 2025, selon le « Global Traffic Scorecard (nouvelle fenêtre) » de l’entreprise britannique Inrix. Paris chute cependant d’une place, avec sept heures de bouchons en moins qu’en 2024. Avant l’année dernière, ce taux moyen perdu dans les bouchons était stable.
Par ailleurs, la place de la voiture (nouvelle fenêtre) diminue aussi dans la capitale, au profit notamment du vélo qui a bénéficié d’un réseau de pistes cyclables ayant plus que doublé en dix ans. Des évolutions dans les mobilités des Parisiens et des Franciliens qui améliorent mécaniquement la qualité de l’air, selon les données récoltées par Airparif (nouvelle fenêtre), l’observatoire de la qualité de l’air en Île-de-France. Par exemple, les émissions de dioxyde de carbone, dues au trafic routier, ont baissé de 35% entre 2012 et 2022.
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