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Non invitée à la fête de Noël de son entreprise, Shelby Caughman, 35 ans, a poursuivi son employeur pour discrimination liée à son handicap. La justice écossaise a finalement rejeté sa plainte, estimant que l’exclusion reposait sur un malentendu plutôt que sur une intention discriminatoire.

De ses mots, elle voulait juste « avoir le choix ». Shelby Caughman, une jeune Écossaise de 35 ans a décidé d’attaquer son employeur en justice car celui-ci ne l’avait pas conviée à la fête de Noël de l’entreprise… alors qu’elle était en arrêt maladie. Cette dernière estimait qu’elle n’avait pas été conviée en raison de son handicap : l’intéressée souffre en effet de troubles psychologiques et d’agoraphobie. La justice écossaise a rendu son verdict mercredi 21 janvier, rejetant ainsi les accusations de Shelby Caughman, comme l’expliquent nos confrères de GB News.

L’histoire commence au début de l’année 2024 : la trentenaire – qui travaillait depuis huit mois comme scientifique chez Echoes Ecology – annonce à son employeur qu’elle souffre de plusieurs troubles de santé mentale. Cette dernière évoque alors un trouble de stress post-traumatique, d’autisme et d’agoraphobie. En juin de la même année, son médecin la place en arrêt maladie pendant une semaine… Shelby Caughman revient à son poste quelques semaines avant de se faire à nouveau arrêter par son médecin, cette fois-ci de façon prolongée. La jeune scientifique promet un retour à la fin de l’année, mais celle-ci – se disant « débordée » – prolonge finalement son arrêt maladie jusqu’en janvier 2025.

Une situation « mal interprétée » ?

En décembre 2024, Echoes Ecology envoie une invitation à huit de ses salariés, pour une petite fête de Noël. Le nom de Shelby Caughman ne figure pas sur la liste… de quoi passablement agacer la jeune femme. En janvier 2025, la trentenaire envoie un courriel à sa direction pour demander des explications : celle-ci explique qu’une invitation à cet événement eût été « déplacée ». Les dirigeants estimaient en effet que cette fête était « susceptible de causer du stress » pour la plaignante, elle qui souffre d’agoraphobie. Ces derniers se sont par ailleurs excusés auprès de l’employée, estimant avoir peut-être « mal interprété la situation ».

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Qu’importe pour Shelby Caughman : l’Écossaise décide de porter plainte le 21 février 2025 devant le tribunal du travail. Cette dernière estime n’avoir jamais indiqué auprès de ses employeurs qu’elle devait être « exemptée » des réunions et des événements sociaux organisés au sein de la société. Le même mois, elle quitte l’entreprise. Le 10 novembre, le tribunal écossais du travail a reconnu que l’exclusion de Shelby Caughman constituait « en principe » une discrimination en raison de son handicap. Cependant, la justice a également considéré que la décision de l’employeur était objectivement justifiée au vu des circonstances et de sa compréhension de la situation.

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Le tribunal du travail a finalement rendu sa décision publique le 21 janvier dernier, rejetant ainsi les accusations de la jeune femme.