Si le tra­fic était de « moyenne impor­tance », pour reprendre les mots du pro­cu­reur de la République de Grenoble, elle n’en est pas moins jugée exem­plaire par le magis­trat. Suffisamment pour qu’Étienne Manteaux en fasse une pré­sen­ta­tion en per­sonne à la presse, aux côtés d’Amaury Lehestru, com­man­dant de com­pa­gnie de la gen­dar­me­rie de Grenoble.

Le fond de l’af­faire ? Cinq hommes ont été inter­pel­lés lundi 26 jan­vier 2026 sur l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise, au terme de deux mois d’en­quête, avec à la clé des sai­sies de pro­duits délic­tuels… mais aussi d’a­voirs financiers.

Photographie des différents produits saisis, plus l'arme de poing, dans le cadre des perquisitions et interpellations réalisées sur l'agglomération grenobloise le lundi 26 janvier 2026. © Gendarmerie de Grenoble

Photographie des dif­fé­rents pro­duits sai­sis, plus l’arme de poing, dans le cadre des per­qui­si­tions et inter­pel­la­tions réa­li­sées sur l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise le lundi 26 jan­vier 2026. © Gendarmerie de Grenoble

Quelques par­ti­cu­la­ri­tés résident dans les pro­fils de cer­taines per­sonnes mises en cause. Alors qu’un des sus­pects a 29 ans et trois autres 30 ans, le der­nier sur la liste… va sur ses 70 ans. Il héber­geait à Claix un autre sus­pect et coopé­rait à son tra­fic, comme l’ont démon­tré des vidéos retrou­vées sur leurs télé­phones respectifs.

Aucune pres­sion ou contrainte sur lui our autant, insiste le pro­cu­reur. Juste une per­sonne, dont le casier judi­ciaire ne pré­sen­tait alors que des délits rou­tiers, qui aurait jugé bon de se lan­cer dans une car­rière de tra­fi­quant sur le tard.