
Une jeune femme de 22 ans, présentée par plusieurs enquêtes comme la fille cachée de Vladimir Poutine, mènerait une vie discrète à Paris depuis plusieurs années. Dans la nuit de ce 26 au 27 janvier, la galerie d’art où elle travaille, dans le XXe arrondissement, a été vandalisée.
Vladimir Poutine aurait une fille cachée, installée à Paris depuis plusieurs années. Âgée de 22 ans, Elizaveta Krivonogikh n’a pourtant jamais reconnu publiquement de lien de parenté avec le président russe. Très discrète, la jeune femme serait arrivée en France en 2020, vivant sous le nom d’Elizaveta Rudnova, mais surtout loin des projecteurs et débats politiques. Selon des rumeurs persistantes, étayées par plusieurs enquêtes journalistiques, le chef du Kremlin aurait entretenu au début des années 2000 une relation secrète avec Svetlana Krivonogikh, une ancienne femme de ménage devenue depuis l’une des femmes les plus riches de Russie. De cette liaison serait née Elizaveta, également connue sous les noms de Luiza Rozova ou Elizaveta Rudnova.
Ce mercredi 28 janvier, Le Parisien révèle que la L Galerie, située dans le XXe arrondissement de Paris et où la jeune femme travaillerait depuis octobre 2025, a été vandalisée dans la nuit de lundi à mardi. Les façades de la galerie et d’immeubles voisins, rue Henri-Chevreau, ont été recouvertes de tags orange visant directement Vladimir Poutine. Paris Match fait état de messages explicites tels que « Poutine assassin », « Death to Putin » [Mort à Poutine] ou encore « Fuck Putin and all Russians ». Parmi les inscriptions, une mention (« Justice pour El Hacen ») renvoie à l’affaire El Hacen Diarra, un travailleur immigré originaire de Mauritanie décédé lors d’une garde à vue au commissariat du XXe arrondissement, dans la nuit du 15 au 16 janvier dernier.
Qui est Elizaveta Rudnova, possible fille illégitime de Vladimir Poutine ?
La galerie de Belleville n’aurait pas été ciblée au hasard. Début décembre dernier déjà, une jeune femme présentée comme la fille cachée de Vladimir Poutine avait été interpellée dans les rues de Paris par le journaliste ukrainien Dmytro Sviatnenko. Filmée, elle était restée silencieuse. « Elle ne dit pas qu’elle n’est pas la fille de Poutine », avait-il affirmé dans Le Parisien, se disant sûr « à 99 % » de son identité. Une enquête de la cellule investigation de Radio France, diffusée en février 2025 sur France Inter, apportait de nombreux éléments sur la vie d’Elizaveta Rudnova. Photos issues d’un ancien compte Instagram, analyses de ressemblance physique et même l’avis d’une université britannique spécialisée en reconnaissance faciale : tous concluent qu’« un lien familial est probable ».
Des zones d’ombre subsistent toutefois. Jusqu’en 2022, la jeune femme s’exprimait librement sur les réseaux sociaux, condamnant la violence après l’invasion de l’Ukraine et exprimant sa compassion pour les victimes. Un positionnement surprenant au regard du contrôle exercé par Vladimir Poutine sur ses proches. Si son certificat de naissance, obtenu par le média russe Proekt, ne mentionne aucun père, son second prénom, Vladimirovna, continue d’alimenter les spéculations. Quant à sa mère, Svetlana Krivonogikh, elle est aujourd’hui sanctionnée par le Royaume-Uni et le Canada pour ses liens financiers avec le pouvoir russe.