En bon militaire, il se sera battu jusqu’au bout. Eugène Mouget a rendu son dernier souffle ce mardi 27 janvier à la résidence mutualiste de Bellevue, à deux pas du Pilat qu’il aimait tant.
Né en Algérie (Douera) en 1946 où son père était officier, il a été apprenti à la Manufacture d’armes de Saint-Étienne (MAS) avant de s’engager dans l’armée de Terre. Une carrière qui l’a mené au 30e régiment de dragons du Valdahon (1965), aux chasseurs de Berlin (1969) et aux cuirassiers à Reutlingen (1973), à la sécurité nucléaire à Paris (1972), à Issoire (1978), au centre de sélection de Lyon (1983) et enfin à la Maison de l’armée de Saint-Étienne.
Une cérémonie religieuse célébrée ce vendredi
« Un capitaine robuste et résistant, un officier à la personnalité particulièrement attachante, possédant de grandes qualités de cœur et un souci de l’humain peu commun », dira son colonel à son départ en 1991.
Eugène Mouget a poursuivi son engagement à l’école des Mines de Saint-Étienne comme conseiller principal d’éducation, où il a laissé un excellent souvenir aux élèves et à ses confrères, celui d’un homme droit, généreux et profondément humain. Fils d’Armand Mouget, évadé de guerre, il était également investi à l’association des retraités militaires, au cercle algérianiste et était engagé auprès des malades de l’hôpital nord en tant que bénévole.
Médaillé de la Défense nationale, chevalier de l’ordre national du Mérite et chevalier des Palmes académiques, il s’était marié à Christiane en 1969 à Luxeuil-les-Bains. Il a été un père aimant pour Maude, Maxence et Benoit et un grand-père tendre pour ses neuf petits-enfants. Un bon vivant, un homme jovial, droit et bienveillant, un ami fidèle et attentionné : c’était tout lui.
La cérémonie religieuse sera célébrée ce vendredi 30 janvier à 10 h 30 en l’église Saint-Louis, à Saint-Étienne.